Strata: chroniques de l'Amérique (entrevue)
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| «Strata Presents: The End of the World» sera en magasins le 12 juin. |
Strata lancera son deuxième album complet intitulé «Strata Presents: The End of the World» le 12 juin. Le 26 avril, le groupe amorcera sa première tournée canadienne aux côtés de Finger Eleven. Showbizz.net s'est entretenu avec le chanteur de Strata, Eric Victorino.
Mercredi, au moment de l'entrevue, le groupe s'apprêtait à jouer à Toronto avec Chevelle. Tout comme les membres de Finger Eleven, les gars de Chevelle sont de bons amis des musiciens de Strata, dit Victorino au téléphone. La présente tournée américaine avec Chevelle va bien et Strata a hâte de jouer au Canada. «Nous avons déjà joué une fois à Toronto, je crois», ajoute le chanteur.
Strata a lancé son premier album complet, un disque éponyme, en 2004 sur étiquette Windup Records. Le groupe existe depuis 2000 et a fait carrière à ses débuts sous le nom de Downside. La formation originaire de Californie est aussi composée de Ryan Hernandez (guitare); de Hrag Chanchanian (basse) et d'Adrian Robison (batterie).
Showbizz.net a eu la chance d'écouter «The End of the World» plusieurs semaines avant sa sortie. Strata propose un rock qui est souvent atmosphérique mais relevé de guitares un peu plus mordantes. On y évoque l'amour, la politique, la guerre, la drogue et le showbiz.
Je demande à Victorino de se prononcer sur certaines pièces du prochain album qui ont retenu mon attention. «What you see is what you get», répond-t-il. Pas besoin de chercher de significations cachées dans les textes du groupe. «S'il y en avait et que je te le disais… Je devrais te tuer», blague le musicien!
La chanson «The Dotted Line» est une «description pas mal exacte de ce qui se passe dans l'industrie du disque à Los Angeles», raconte Victorino. Plusieurs groupes se rendent à L.A. dans l'espoir d'y récolter gros. Toutefois, les gens avec qui vous faites affaires ne veulent pas nécessairement votre bien. «Nous sommes déterminés à ne pas nous laisser entraîner par toute cette merde qui prévaut là-bas», dit-il, en ajoutant que la ville est remplis de «sangsues et de putes».
«Cocaine (We're All Going to Hell)» est le premier extrait du nouvel album. La chanson traite d'une toute jeune fille qui sort dans les bars et dont le petit copain finit par abuser d'elle. Pour le chanteur, il s'agit tout simplement d'une histoire. Il ne faut pas chercher d'autre signification.
«Stay Young» a également retenu mon attention. Il faut rester jeune, ne pas perdre son âme ni son cœur, dit la chanson. «C'est lorsque vous vous apercevez que le reste de votre vie est déjà commencé, précise Victorino. C'est drôle de voir tous ces jeunes venus pour "slammer" nous traiter de mauviettes ("pussies") lorsque nous faisons cette chanson. Tous les groupes que nous aimons sont aussi des mauviettes!»
Strata compte Radiohead, U2, The Police, Muse, The Used, My Chemical Romance, Death Cab For Cutie et The Killers parmi ses influences.
Je demande également à Victorino de se prononcer sur «The New National Anthem», un morceau qui ne ménage pas du tout l'administration américaine. «Cette chanson est importante à nos yeux. C'est une tranche de nos vies.» Le chanteur n'aime pas la politique mais croit qu'il est important de partager ses croyances avec les gens, un peu comme une personne très religieuse pourrait essayer de convertir les incultes. La chanson livre un message anti-guerre. Victorino vient d'une famille de militaires: son père et son grand frère étaient dans l'armée. Son jeune frère a songé à s'enrôler dans les Marines. Il a toutefois changé d'avis à la dernière minute. «Les recruteurs de l'armée américaine peuvent être très convaincants», dit-il. L'un de ses grands amis a déjà été déployé en Irak, explique-t-il, et pourrait y retourner. La guerre touche donc des cordes sensibles chez l'artiste. Une partie de cette chanson fut écrite à New York. Victorino aime bien y séjourner très souvent. L'autre fut écrite à Londres, là où le groupe enregistrait son nouvel album, ce qui a eu une influence directe sur la pièce.
Dans la Grosse Pomme, Victorino aime la possibilité de passer inaperçu. On peut chanter dans la rue sans que les gens en fassent un plat. En Californie, quelqu'un passerait pour cinglé. Il aime aussi se rendre dans les bars pour y échanger avec des gens de toutes origines, parler de politique… «Se rendre compte que nous ne sommes pas les rois du monde», lance-t-il.
Strata sera notamment en spectacle avec Finger Eleven à Québec le 26 avril au Capitole; le 27, au Théâtre Granada de Sherbrooke; le 28, au Théâtre National de Montréal ainsi que le 30 avril au Capital Music Hall d'Ottawa.
Pour en savoir plus sur Strata, vous pouvez consultez sa page «MySpace.

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