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| Paris Hilton pourrait retourner en prison si le juge Michael Sauer en décide ainsi. |
(AP) Quelques heures après sa sortie de prison, jeudi, le juge qui avait condamné Paris Hilton à une peine de 45 jours de détention a convoqué l'héritière pour une audience destinée à déterminer si elle doit retourner derrière les barreaux.
Paris Hilton, libérée après avoir passé cinq jours dans une prison de la banlieue sud de Los Angeles, doit se présenter au tribunal vendredi matin à 9h00 locales, a indiqué Allan Parachini, porte-parole du tribunal de Los Angeles.
Le juge Michael Sauer conteste la décision du bureau du shérif de Los Angeles de libérer la riche héritière des chaînes d'hôtels et a déposé une requête demandant qu'elle soit "placée en détention", a précisé M. Parachini. "D'après ce que j'ai compris, elle sera transportée depuis son domicile dans un véhicule du shérif", a-t-il déclaré, précisant que même si elle se trouve chez elle, Paris Hilton est considérée comme étant en détention puisqu'elle a été placée sous le régime de l'assignation à résidence.
"Le ministère public estime que la décision de la libération anticipée de Mlle Hilton et de son placement sous bracelet électronique doit être prise par le juge Sauer et non par le bureau du shérif", a expliqué Jeffrey Isaacs, du ministère public de la ville de Los Angeles.
Condamnée à 45 jours de prison pour conduite en état d'ivresse et violation d'une suspension de permis, Paris Hilton âgée de 26 ans avait fait une apparition remarquée au gala des MTV Awards dimanche avant de se présenter au centre de détention pour femmes vers 23h30. Elle a quitté la prison jeudi peu après 2h du matin, munie d'un bracelet électronique et avec une assignation à résidence de 45 jours.
Les autorités ont évoqué une "situation médicale" particulière pour expliquer cette libération. Le shérif Lee Baca a justifié sa décision de remettre Hilton en liberté:
"Ce n'est pas sage de garder une personne avec son problème en prison pour une période prolongée et laisser le problème s'aggraver", a-t-il déclaré au journal "Los Angeles Times", refusant cependant de préciser le mal dont souffre l'ancienne star de télé-réalité.
"Mon message à ceux qui n'aiment pas les célébrités, c'est que punir les célébrités davantage que l'Américain moyen, ce n'est pas la justice", a-t-il encore déclaré.
L'héritière des hôtels Hilton avait été arrêtée une première fois en état d'ivresse au volant le 7 septembre 2006 à Hollywood et condamnée à 36 mois de mise à l'épreuve et 1500 $ US d'amende. Elle avait à nouveau été arrêtée le 15 janvier et avait alors signé un engagement à ne plus conduire. Mais le 27 février, sa voiture était interceptée une troisième fois et Paris Hilton devait répondre de violation de la suspension de permis.
Le bureau du shérif avait fait savoir dimanche qu'elle ne serait détenue que 23 jours si elle se comportait bien. En prononçant la condamnation le mois dernier, le juge Sauer avait spécifié que Paris Hilton ne pourrait pas purger sa peine sous bracelet électronique à son domicile.

© La Presse Canadienne, 2008