L'avocat du réalisateur Michael Moore affirme que les critiques de l'administration Bush faites par le cinéaste peuvent être à la source de l'enquête déclenchée suite à son voyage à Cuba. Moore s'était rendu là-bas pour son documentaire «Sicko».
L'avocat David Boies a écrit au bureau de contrôles des avoirs étrangers du Trésor américain. Il dit dans sa lettre que Moore fut très critique à l'égard du président Bush dans ses livres et ses films dont «Fahrenheit 9/11». Ce documentaire portait un regard sévère sur les actions de la Maison Blanche suite aux attaques du 11 septembre 2001. «Pour cette raison, je crois que M. Moore fait l'objet d'un traitement discriminatoire par votre bureau», a indiqué Boies.
Dans une lettre datée du 2 mai, le bureau de contrôles des avoirs étrangers du Trésor avait informé Moore de l'ouverture d'une enquête civile pour une possible violation de l'embargo commercial américain limitant les déplacements vers Cuba.
Moore s'était rendu à Cuba en mars afin d'y obtenir des soins de santé pour trois sauveteurs qui avaient œuvré suite aux événements du 11 septembre. Il prétendait que le gouvernement américain avait laissé ces personnes à elles-mêmes suite aux problèmes de santé qu'elles avaient développés après le drame d'il y a six ans.
L'automne dernier, Moore avait demandé au département du trésor l'autorisation d'aller à Cuba selon les dispositions américaines qui permettent à des journalistes de se rendre dans ce pays communiste.
La lettre du bureau mentionnait que le cinéaste s'était rendu à Cuba sans avoir obtenu de réponse des autorités américaines.