«KOOZA» : palpitant mais quelques temps morts
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| «KOOZA» à l'affiche à Québec jusqu'au 29 juillet. |
Jeudi soir, la première de «KOOZA», la nouvelle création du Cirque du Soleil signée David Shiner, clown de métier, a pris l'affiche à Québec. Le spectacle propose des acrobaties à couper le souffle mais on y trouve aussi quelques longueurs. «KOOZA» est présenté jusqu'au 29 juillet dans le stationnement des Galeries de la Capitale.
Au tout début, des clowns mettent la foule en appétit avant le début du spectacle comme tel. Ils ont sollicité notamment la participation de deux spectateurs qui semblaient si à l'aise, que je me demandais s'ils ne faisaient pas partie du show. Je dois admettre que je suis allergique aux clowns et à leurs pitreries. «Ça regarde mal», j'ai dit, un brin sarcastique…
Puis la représentation a commencé de manière officielle. Un personnage appelé l'Innocent est tiré de son monde gris par une sorte de magicien qui lui en fera voir de toutes les couleurs. Au fil du spectacle, d'autres personnages, le Trickster (un mélange de fou du roi et de pickpocket sorti d'une boîte à surprise), le Roi, les clowns et le chien Marabou reviendront également souvent sur scène. À mon avis, leurs interventions ne sont pas toujours réussies et s'étirent parfois en longueur. D'autant plus que le Roi et le Trickster s'expriment beaucoup en anglais, baragouinant ici et là quelques mots en français.
Nous aurons ensuite droit à un numéro fort impressionnant de la part d'un trio de contorsionnistes. Ces artistes nous étonnent par leurs prouesses. On se demande comment des personnes peuvent manier leurs corps de telle façon. Époustouflant!
Suivront une trapéziste et aussi, plus tard, un acrobate en unicycle et sa partenaire.
Un numéro consacré au fil de fer et mettant en vedette quatre acrobates garde également les spectateurs en haleine. Ces derniers marchent non seulement sur le fil mais y font également de la bicyclette. Jeudi, à un certain moment, l'un d'eux a perdu pied et a failli tomber. Il a agrippé le fil de fer de justesse pour ne pas faire une chute. La foule avait les nerfs à vif! L'homme a frôlé la mort. Toutefois, la rumeur courait parmi certains membres de l'assistance que l'incident avait été prévu, question de susciter l'émotion… Une fois que l'acrobate est remonté sur le fil, il a encore une fois perdu l'équilibre, sans chuter, cette fois. La tension était à son paroxysme. N'empêche que le numéro était très réussi.
La roue de la mort, sollicitant la participation de deux artistes, est un numéro qui se veut également très captivant. Tout comme celui de la planche sautoir (en deuxième partie), qui nécessite la participation de plusieurs acrobates.
En deuxième partie, on retrouvera aussi un numéro de jonglerie (bon, mais un peu long) et aussi, un autre d'équilibre sur chaises. Cette portion du spectacle s'ouvrira sur un numéro de style cabaret mettant en vedette de nombreux squelettes, la Grande Faucheuse et des showgirls morbides. Le ton changera toutefois au fil du temps.
Le décor du spectacle est assez simple. On y retrouve une tribune à plusieurs niveaux aux allures somptueuse. Les musiciens y prennent place. Le Roi et ses acolytes y apparaissent également à quelques reprises. Stéphane Roy assure la scénographie. Il est un fidèle collaborateur du Cirque du Soleil («Dralion», «Varekai», «Zoomanity») et un homme de théâtre (mise en scène de «La Mouette» de Tchekhov en 2006).
Quant à la musique signée Jean-François Côté, on propose un mélange assez actuel relevé de rythmes jazz, latins, indiens, soul et rock… À certains moments, j'ai même cru déceler quelques influences à la Zeppelin!
Après les représentations offertes à Québec, «KOOZA» sera présenté à Toronto pour ensuite faire escale dans quelques villes américaines.
Pour résumer: un bon spectacle du point de vue des prouesses acrobatiques mais qui est parsemé de quelques longueurs et de moments «clownesques» qui n'ont pas suscité les rires de la journaliste!
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