Les recommandations formulées afin d'étouffer la rébellion contre le Fonds canadien de télévision (FCT) de 265 millions $, servant à financer de nombreuses émissions de télévision canadiennes, sont condamnées par presque tout ceux qui ont un lien avec l'industrie.
Le Conseil canadien de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a reçu plus de 200 réponses à ses recommandations en faveur d'une révision du mandat du fonds afin qu'il comporte deux volets _ un soutenu par Ottawa pour le développement d'émissions "importantes au plan culturel", et un second, à vocation plus commerciale, devant refléter les contributions des entreprises de distribution au financement de la production télévisuelle du pays.
Les réactions négatives, en particulier celles de Shaw Communications et de la maison mère de Vidéotron, Quebecor _ les deux sociétés qui ont provoqué la crise du FTC, l'an dernier, lorsqu'elles ont temporairement cessé leurs contributions _ permettent de douter que le CRTC sera en mesure de prendre une décision finale avant le 15 septembre, comme il souhaitait le faire.
Le FTC est financé sur une base d'environ 50-50 par le secteur privé et le gouvernement fédéral afin de permettre le développement d'émissions de télévision canadiennes.
Toutefois, Shaw et Vidéotron affirment que ce fonds ne sert essentiellement qu'à produire des émissions que peu de Canadiens ont envie de regarder. Le groupe de travail formé par le CRTC a réagi à cette accusation en recommandant la création des deux volets culturel et commercial, le premier devant être soutenu par le gouvernement, l'autre par le secteur privé.

© La Presse Canadienne, 2008