Un porte-parole de la société AT&T a reconnu jeudi que les paroles d'une chanson de Pearl Jam critiquant le président américain George W. Bush n'auraient pas dû être censurées pendant la présentation d'un concert sur Internet.
AT&T, via son site Web culturel Blue Room, a diffusé le concert donné dimanche en clôture du festival Lollapalooza, à Chicago. Le spectacle a été présenté avec un bref délai afin que la compagnie puisse éliminer tout blasphème ou encore d'éventuelles images de nudité.
Toutefois, les censeurs engagés par AT&T par le biais d'un sous-contractant sont allés plus loin. Lors de l'interprétation de "Daughter", Pearl Jam a repris une portion de la pièce "Another Brick In The Wall", de Pink Floyd, en changeant les paroles originales pour les remplacer par des critiques contre le président américain. Ces paroles ont été coupées de la transmission en direct.
Michael Coe, porte-parole de AT&T, a affirmé que cela avait été une erreur et que la société travaillait de concert avec le sous-contractant produisant ses transmissions Web afin d'éviter qu'une telle situation se reproduise. Il a ajouté que l'entreprise souhaitait obtenir les droits de diffusion de la chanson entière sur Blue Room.
Les musiciens de Pearl Jam, quant à eux, ont fait savoir sur leur propre site Web qu'ils tenteraient de s'assurer, à l'avenir, que les diffusions en direct de leurs spectacles soient libres de "montages arbitraires".

© La Presse Canadienne, 2008