«Tout le monde en parle»: mélange hétéroclite
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| La chanteuse Nathalie Simard (photo:site Internet de Radio-Canada). |
À «Tout le monde en parle» ce dimanche, un mélange hétéroclite d'invités: des auteurs sérieux, un granola de service, Nathalie Simard, Éric Lapointe, Denys Arcand, Marc Labrèche et deux «Têtes à claques»! Guy A. Lepage ne s'est pas gêné pour aborder certaines controverses en compagnie de Mme Simard. L'animateur, plutôt complaisant ces derniers mois, semblait avoir retrouvé son mordant.
Nathalie Simard est venue faire la promotion de son nouvel album «Il y avait un jardin». Lepage lui a demandé si elle profitait du capital de sympathie du public pour lancer son disque. «Quelle question ordinaire! Non! Lorsqu'on est quelqu'un de public, on est plus durement jugé. Pourquoi veut-on empêcher quelqu'un de travailler», a répondu l'artiste.
Quant à son passé, elle se dit en paix. Elle ajoute toutefois toujours consulter pour les abus vécus dans sa jeunesse aux mains de son ex-gérant Guy Cloutier. Le tourbillon médiatique entourant l'affaire était parfois trop pour elle sauf que l'histoire aura eu un effet positif: celui de conscientiser la société, dit-elle. Son geste de dénoncer Cloutier n'avait pas pour but de faire de l'argent, affirme-t-elle.
Simard ne parle toujours pas à son frère René. Lorsqu'une victime dénonce des abus, l'unité familiale explose, explique la chanteuse.
En 1994, la femme et son conjoint avaient fait une fausse plainte pour vol pour récolter de l'argent à leurs assurances. Simard a jeté sur le blâme sur son ex-compagnon. Elle l'aimait et avoue avoir fait de mauvais choix dans sa vie.
Sur une note plus légère, sur le plateau, on a fait chanter à Nathalie Simard «Gigi L'Amoroso» en mode karaoké. Elle est une fan de ce type de divertissement.
Denys Arcand et Marc Labrèche furent les premiers invités de l'émission. Le réalisateur et la vedette de «L'âge des ténèbres» sont venus faire la promotion de ce film. Lepage a taquiné Labrèche au sujet des jolies femmes avec qui il partage l'écran.
Lepage est aussi revenu sur les mauvaises critiques des médias français à l'égard du plus récent film d'Arcand. Le cinéaste a dit qu'il avait toujours eu des ennemis en France. Il ne s'est toutefois pas trop étendu sur le sujet. La question qui tue: le film mérite-t-il de représenter le Canada aux Oscars? Les deux invités ont répondu à la blague. «Denys mérite d'être aux Oscars à chaque année même s'il ne fait pas de film», a lancé Labrèche, plutôt cabotin pendant toute l'émission.
La mère d'Arcand avait détesté «Le déclin de l'empire américain». Arcand a admis que sa défunte mère, très religieuse, avait eu honte de lui toute sa vie.
Les personnages Monique et Lucien des «Têtes à claques» sont apparus à l'émission. «On a contribué à un ralentissement de la productivité au Québec et nous en sommes très fiers», a répondu Monique à Lepage qui rappelait les commentaires de Lucien Bouchard sur la productivité des travailleurs d'ici! Lepage est aussi revenu sur certaines critiques à l'égard des «Têtes à claques». «Bienvenue au Québec!», a lancé Lucien. «Votre créateur annonce-t-il n'importe quoi pour faire du cash», se questionne Lepage? «Je pense que oui», réplique Monique!
Éric Lapointe est venu parler de ses spectacles «Party des Fêtes». «On part à quarante sur la route. Ça donne place à des intéressantes parties de Monopoly», dit-il au sujet de cette mini tournée. Le rockeur, qui prépare un nouvel album, dit se trouver pourri ces temps-ci. Pour lui, le moment que quelqu'un se trouve bon, il est foutu. Lepage a soulevé l'aspect torturé de la personnalité du musicien.
Lapointe s'est prononcé sur les commentaires de l'écrivain Christian Mistral qui l'avait traité de «vidange» sur le plateau de l'émission plus tôt cette saison. «Ironiquement, avant de chanter, j'étais vidangeur. Christian Mistral m'a proposé plusieurs chansons que j'ai refusé de chanter. Il me doit encore 50$. Moi, je n'ai pas de casier judiciaire et j'ai toutes mes dents», a répliqué l'artiste.
Après avoir épousé sa copine de longue date, s'être séparé et réconcilié, il se dit maintenant célibataire.
L'historien, linguiste et boulanger Léandre Bergeron vient de rédiger sa biographie «Né en exil». Sylvain Rivière a également tourné un documentaire sur l'homme. Bergeron a publié plusieurs ouvrages en carrière dont le «Dictionnaire de la langue québécoise» (1980). Il vit maintenant en Abitibi et est adepte de la simplicité volontaire.
La romancière Lise Tremblay est l'auteure de «La soeur de Judith». L'action se déroule à la fin des années 60. Les habitants de l'Isle-aux-Grues, où elle habitait, s'étaient reconnus dans son roman précédent, «La héronnière», et lui avaient fait la vie dure. Elle avait été obligée de quitter l'île et avait même reçu des menaces de mort.
Jean-François Nadeau et Manuel Foglia se sont penchés sur la vie de Pierre Bourgault, décédé en 2003. L'homme fut notamment politicien, journaliste et chroniqueur. Nadeau est journaliste et a écrit la première biographie consacrée au célèbre indépendantiste. Foglia a tourné un documentaire sur le personnage. On est revenu sur la vie publique et privée de Bourgault.
La semaine prochaine, on présentera les meilleurs moments de «Tout le monde en parle». Ce soir, il s'agissait de la dernière émission régulière avant les Fêtes.

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