La Société générale de financement du Québec, l'agence d'investissement du gouvernement du Québec, a confirmé mercredi une information diffusée plus tôt cette semaine par certains médias à l'effet qu'elle investit plusieurs dizaines de millions de dollars, soit 100 millions $, dans la société Alliance Films, le plus important distributeur de films du pays.
Dans la foulée de cet investissement, le siège social d'Alliance Films déménagera à Montréal. Ainsi, certains hauts dirigeants, de même qu'une partie considérable des employés des finances de l'entreprise et de la division Home Video, déménageront à Montréal, a souligné la SGF dans un communiqué.
En investissant ce montant, la SGF obtient une participation de 38,5 pour cent dans Alliance Films, ainsi que 51 pour cent des droits de vote.
"Par cet investissement, la SGF aide Montréal à consolider sa place comme pôle majeur du cinéma au Canada et à se positionner avantageusement au sein de l'industrie nord-américaine et européenne, compte tenu de l'importance grandissante des activités européennes au sein d'Alliance Films", indique le communiqué de la SGF.
Lundi, le quotidien torontois The Globe and Mail écrivait que la SGF avait acheté la participation de 49 pour cent de la torontoise EdgeStone Capital Partners dans Alliance Films dans le cadre d'une transaction de 70 à 100 millions $.
Le reste d'Alliance Films, soit 51 pour cent, est détenu par l'américaine Goldman Sachs.
Alliance Films est cette nouvelle entité qui a racheté l'été dernier Motion Picture Distribution, la branche de distribution de films d'Alliance Atlantis Communications.
La transaction a été réalisée en marge de l'achat d'Alliance Atlantis Communications par Goldman Sachs et son autre partenaire canadien, CanWest Global Communications.
CanWest n'a pas investi dans la division de distribution de films et Goldman a dû trouver un autre partenaire canadien pour pouvoir réaliser la transaction du côté des actifs cinématographiques. Les règles canadiennes en matière de propriété des distributeurs de films veulent que le propriétaire et la direction soit canadiens.

© La Presse Canadienne, 2008