(AP) - Paul McCartney a fait ses valises, Radiohead est aux abonnés absents et les Coldplay se disent frileux...
EMI, la maison de disque historique des Beatles et des Rolling Stones, rachetée en août dernier par le fonds d'investissements Terra Firma pour 4,2 milliards d'euros (6,3 milliards $ CAN), a annoncé mardi envisager de supprimer un tiers de ses effectifs dans le cadre d'un plan de restructuration visant à rassurer ses artistes inquiets, endiguer les chutes vertigineuses des ventes de cd physiques et économiser quelque 200 millions de livres (400 millions $ CAN) par an.
Basée à Londres, EMI Group PLC a expliqué que sa "restructuration fondamentale" consisterait à réunir commercial, marketing, fabrication et distribution dans une seule et même entité, rattachée à sa division musique enregistrée. Ces changements entraîneraient la suppression de quelque 1500 à 2000 emplois en six mois sur un effectif général de 5500.
Des mesures draconiennes censées aider la maison de disques à mieux se focaliser sur de nouveaux artistes et artistes en développement, et mieux s'occuper de ceux qui figurent déjà au catalogue. Cela n'a pas empêché lundi le groupe Coldplay (toujours chez EMI) de "déconseiller aux jeunes artistes de signer avec une major dans un tel contexte d'instabilité".
L'entreprise possède cependant un lucratif catalogue d'édition, où figurent un million de chansons dont elle détient les droits et une écurie d'artistes maisons comme les Beastie Boys, Norah Jones, les Spice Girls, les Rolling Stones, Kylie Minogue. Mais l'un des problèmes récurrents d'EMI reste sa difficulté à imposer sur le marché américain ses artistes majeurs, dont Robbie Williams ou Lily Allen.

© La Presse Canadienne, 2009