Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué dimanche l'ambassadeur de France à Téhéran pour protester contre l'attitude de Paris dans le dossier du nucléaire iranien, ont rapporté les médias d'Etat iraniens.
La France est ouvertement favorable à l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une nouvelle résolution alourdissant les sanctions contre le régime de Téhéran, en raison de son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles, notamment l'enrichissement de l'uranium.
"Au cours de la rencontre, l'Iran a protesté contre la politique de la France à l'égard de ses activités nucléaires pacifiques", a rapporté sur son site Web la radio-télévision iranienne.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, avait auparavant accusé le président français Nicolas Sarkozy d'avoir ouvert les hostilités avec l'Iran.
"Nous avons été témoins de positions hostiles prises par M. Sarkozy et son administration", a observé le porte-parole durant son point de presse hebdomadaire.
"En cas de poursuite de cette politique, nous réexaminerons notre position, qui était jusqu'alors caractérisée par sa retenue", a ajouté M. Hosseini, sans autre commentaire.
Outre la résolution actuellement examinée par les membres permanents du Conseil de sécurité, la France appuie également la prise de nouvelles sanctions contre l'Iran par l'Union européenne.
En dépit de la perspective de nouvelles sanctions, "l'Iran continuera sa coopération avec l'organisme de contrôle des Nations unies, l'AIEA", a encore précisé M. Hosseini.
La convocation de l'ambassadeur de France à Téhéran répond à celle, vendredi, de son homologue en France, Ali Ahani, par le ministère français des Affaires étrangères et européennes.
A l'occasion de cette convocation, la France avait "fermement condamné les propos tenus sur IsraJel par le président iranien (Mahmoud Ahmadinejad) à Bushehr, le 30 janvier", attirant l'attention de l'ambassadeur iranien "sur le caractère inacceptable de tels propos hostiles à l'égard d'un autre Etat membre des Nations unies", selon la porte-parole du Quai d'Orsay, Pascale Andreani.