Après avoir reçu un accueil "hallucinant" la semaine dernière à Tunis, en Tunisie, Anthony Kavanagh fait sa grande rentrée parisienne, mardi soir, tout en rêvant à son retour sur une scène montréalaise l'été prochain au terme d'une absence de plus de sept ans.
"J'irai à Montréal avec ce spectacle, c'est sûr. Il faut que je rentre. C'est viscéral", a raconté l'humoriste dimanche soir, quelques minutes après être rentré du Mans, où il terminait le rodage de son nouveau spectacle.
Mardi soir, le Québécois s'installera au Bataclan pour presque un mois avec un "one man show" intitulé Anthony Kavanagh.com. Depuis septembre, il l'a déjà présenté près d'une quarantaine de fois en province, en Belgique et en Suisse.
Cette "tournée de chauffe" l'a conduit à Tunis pour la première fois de sa carrière. Premier contact réussi : une série de représentations dans trois villes tunisiennes est maintenant projetée.
"Son humour décoiffe toujours autant, a écrit La Presse de Tunis. Jeudi soir, l'humoriste canadien Anthony Kavanagh a réalisé un parcours sans faute sur les planches du Théâtre municipal. On n'en attendait pas moins d'un artiste de sa trempe."
"C'était hallucinant, c'était la folie, a confirmé Kavanagh. Je ne croyais pas que les gens me connaissaient, je ne pensais pas qu'on m'attendait."
Avec tout ça, Anthony Kavanagh revient à Paris calme et serein. "Je suis zen, ou en tout cas semi-zen", reconnaît-il.
Kavanagh a tiré un trait sur 2006 et l'échec de son spectacle musical "Les démons d'Arkange", avec son lot "d'embûches et de trahisons à gogo" et le "producteur qui part avec l'argent".
Après un détour par la télévision et sa débauche de moyens, il retrouve avec une joie non feinte la simplicité du "stand-up".
Après un détour par la télévision et sa débauche de moyens, il retrouve avec une joie non feinte la simplicité du "stand-up".
"Un homme, un micro, un public (...). Pour moi, ça représente le plaisir absolu, une liberté qu'on n'a pas à la télévision", dit l'humoriste.
En pleine possession de ses moyens, habité par une "sorte de force tranquille", Anthony Kavanagh explique qu'il a retrouvé sur scène ses marques et ses réflexes. Il ne cache pas toutefois qu'il attache beaucoup d'importance à ce qu'on dira au Québec de sa performance parisienne.
"Ca me un peu plus nerveux", confesse-t-il.
Kavanagh ne s'est pas produit chez lui depuis sept ans déjà et il y a désormais "tout une nouvelle génération" qui ne l'a jamais vu sur scène. Il compte bien corriger cela dès l'été prochain.