«Tout le monde en parle»: odeur de pré-campagne électorale pour Stéphane Dion
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| Le chef du Parti Libéral du Canada Stéphane Dion. |
Après une pause de huit semaines, «Tout le monde en parle» était de retour en ondes ce dimanche. à Radio-Canada. Parmi les invités de ce soir: Stéphane Dion, Marie-Élaine Thibert et Véronique Cloutier. Le chef du Parti Libéral semblait déjà en pleine campagne électorale.
Le premier invité de l'émission était le chef du Parti libéral du Canada Stéphane Dion. Bien qu'il avoue vouloir changer son image et être plus visible, Dion a dit qu'il était tout de même fidèle à lui-même. On ne le verra donc pas danser au «Match des étoiles»! L'animateur Guy A. Lepage a aussi montré des images du dernier «Bye Bye» lors duquel son collègue de RBO Yves P. Pelleter l'imitait.
Lepage a abordé la question du maintien des troupes en Afghanistan. Dion veut que la mission réussisse mais désire que soit appliqué un principe de rotation entre les pays. Les Canadiens ne veulent pas rester dans en Afghanistan longtemps, selon lui. Les Libéraux sont prêts à ce que l'armée canadienne y reste au-delà de février 2009 mais qu'elle soit impliquée dans une mission autre que celle consacrée au combat. L'homme politique a aussi abordé la question du transfert des prisonniers afghans aux autorités locales, individus qui risquent la torture. Il a dénoncé le manque de franchise de Stephen Harper à ce sujet. La mission canadienne en Afghanistan est truffée de problèmes sauf que le premier ministre préfère garder le silence, affirme-t-il.
Stéphane Dion est confiant de gagner les prochaines élections. Il se sent appuyé par son parti. Il désire un pays qui soit plus prospère, plus juste et plus vert. On aurait dit que le politicien était déjà en pleine campagne électorale. Il a de plus démoli les agissements du gouvernement Harper en matière d'environnement.
La dernière campagne électorale du politicien l'a laissé endetté. Le Fou du roi Dany Turcotte a donc passé le chapeau, une casquette rouge à l'effigie du Canada, dans le public pour «l'aider» à la fin de son entrevue.
Pour durer, il faut être soi-même, dit Marie-Élaine Thibert. Son but, c'était de ne pas être «une pitoune à la Britney Spears», raconte-t-elle. Après «Star Académie», la chanteuse a perdu son père et sa grand-mère. Elle a aussi vécu une rupture amoureuse. Elle se demandait pourquoi la vie était comme ça: à chaque fois qu'il lui arrivait quelque chose de beau, elle devait ensuite composer avec des événements malheureux, dit-elle. L'artiste a aussi mentionné que c'était difficile de se débarrasser de l'étiquette «d'ex-participante à Star Académie». Avant cette émission, elle avait tenté sans succès de percer dans le milieu artistique.
L'écrivaine et ex-mannequin Audrey Benoît est venue parler de l'album «Groupes de Pamplemousse» dont elle est l'instigatrice. Ce disque a pour but de récolter des fonds pour les centres de prévention du suicide du Québec et rassemble divers groupes musicaux. Avec Labrèche et Benoît, on a abordé les préjugés au sujet de la santé mentale. À 22 ans, Benoît a quitté le métier de mannequin. Elle a depuis publié trois romans. Elle affirme que le milieu littéraire est encore fermé voire même macho et sexiste. On la qualifie d'ex-mannequin ou d'ex-blonde (elle a fréquenté Paul Piché) mais pas d'auteure, déplore-t-elle. La politique est aussi revenue sur la table. Elle pensait que les Québécois seraient un peuple plus tolérant.
Le comédien et imitateur Pierre Verville tient le rôle du père dans la série «Les Lavigueur, la vraie histoire». Pour ne pas tomber dans la caricature, il a écouté la voix du véritable Jean-Guy Lavigueur qui était assez particulière. Il s'est abstenu de l'imiter. On est revenu sur les malheurs de cette famille qui avait gagné un gros lot à la loterie. Sur une note plus légère, il a fait des imitations sur le plateau dont celles de Daniel Pinard, Normand Brathwaite et Marc Labrèche. Verville est vraiment passionné par l'ornithologie. La question qui tue: comment va ta vie sexuelle, a demandé Lepage? «Veux-tu dire que j'ai un petit moineau», a répliqué le fantaisiste?
L'auteure Marie-Sissi Labrèche est venue faire la promotion du film «Borderline», qui est basé sur ses romans «Borderline» et «La Brèche». Il s'agit d'œuvres d'autofiction qui sont inspirées de son propre vécu. «Je voulais apprendre quelqu'un que je ne connaissais pas, que je n'aimais pas et qui était moi», dit-elle. Elle se sert de la vérité comme tremplin pour accéder à la fiction. Née d'une mère folle, le personnage principal du film cherche notamment le réconfort dans l'alcool et le sexe. La dame était très excitée lors de son passage à l'émission. Lepage lui a servi un verre de vin pour la calmer. Elle dit qu'elle était très nerveuse.
Véronique Cloutier a commandé un sondage pour prendre le pouls du public après l'échec de son talk-show. «Faut pas croire les sondages», a lancé Stéphane Dion! L'animatrice voulait savoir pourquoi les gens n'avaient pas écouté son émission. L'heure de diffusion était en cause. Elle est porte-parole de la Monnaie royale canadienne. Est-elle fédéraliste, a demandé Lepage? «Ça n'a rien à voir avec la politique. J'ai l'ambition secrète de mettre ma face sur un 25 cents», a-t-elle répondu.
Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault, ont fait la promotion de leur documentaire «Junior», une incursion dans les coulisses du hockey junior. On y voit le quotidien des joueurs du Drakkar de Baie-Comeau.
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