L'ancien gérant de plusieurs «boys band» Lou Pearlman.
Jeudi, à Orlando, Lou Pearlman, l'ex-gérant des Backstreet Boys et ‘N Sync, a plaidé coupable à des accusations fédérales de complot, de blanchiment d'argent et pour avoir fait de faux témoignages lors de procédures liées à une faillite. Ce plaidoyer est le fruit d'une longue enquête menée par les autorités fédérales. Il fait suite à des allégations de fraude dirigées contre Pearlman. L'homme aurait roulé des investisseurs et des banques pour plus de 300 millions US $.
Pearlman a admis en cour que sa compagnie aérienne, Transcontinental Airlines, ne possédait pas une flotte de 41 appareils comme il l'avait indiqué à ses investisseurs mais seulement deux avions. Il a aussi admis ne pas avoir de partenaire d'affaires allemand capable de le soutenir dans ses entreprises. Cet homme était plutôt un créancier.
Il aurait notamment mis sur pied une firme comptable bidon pour créer de documents et remplir des déclarations de revenu pour lui-même et ses compagnies. Il a aussi admis s'être servi de la signature d'un ancien associé mort en 2003 pour repousser ses créanciers. Les deux avaient cessé de travailler ensemble en 1989. Il a de plus fraudé des investisseurs individuels en leur vendant des actions dans des compagnies qui n'avaient pas vraiment d'actifs et aussi, en invitant certains individus à participer à un programme d'investissement pour ses employés.
«J'accepte la pleine responsabilité», a dit Pearlman lors de cette audience de 50 minutes. Il a offert aux procureurs d'aider à retracer ses complices et l'argent restant. Il n'a toutefois pas pu expliquer exactement au juge où était passé tout l'argent qu'il a empoché: «divers investissement, les avions, les dépenses pour vivre, du capital pour les investissements», a-t-il répondu.
Pearlman connaîtra sa sentence le 21 mai. Il fait face à une peine de prison maximale de 25 ans et à une amende d'un million $.
Dans le passé, l'homme a aussi fait l'objet de recours juridiques entamés par la plupart des groupes et artistes qu'il représentait. La majorité des dossiers ont été réglés hors cour. L'homme se serait approprié une bonne partie des recettes générées par ses protégés. En 2007, le magazine Vanity Fair avait aussi enquêté sur des allégations d'abus sexuels commis par Pearlman envers ses jeunes artistes. Aucune accusation n'avait été portée suite à ce dossier. La rumeur voulait notamment qu'il ait abusé de Nick Carter des Backstreet Boys.