«Tout le monde en parle»: rendez-vous culturel
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| L'auteur François Avard (photo: Radio-Canada). |
Ce soir, à «Tout le monde en parle», on a encore une fois accordé une très grande place à la culture même si le professeur Donald Cuccioletta est venu causer politique américaine. L'invité le plus flamboyant de la soirée fut sans contredit François Avard, toujours aussi caustique et crû.
L'auteur François Avard a fait la promotion de son recueil de chroniques publiées dans divers médias: «Avard Chronique». Pour lui, c'est comme «un entraînement pour contester la pensée ambiante». Il déplore toutefois le fait que les chroniqueurs soient obligés de livrer leur colonne et doivent parfois toucher à des sujets qui sont ni pertinents ni intéressants. On a parlé de son engagement social sauf qu'il ne veut devenir porte-parole d'aucune cause, question d'indépendance. Il a notamment dénoncé la présence canadienne en Afghanistan. Il dit ne pas croire aux complots mais a dénoncé les «infopubs» pour l'armée que l'on voit aux nouvelles de Radio-Canada.
En lien avec le projet de loi C-10 du gouvernement fédéral qui prévoit refuser les subventions à des projets de films ou d'émission qui pourraient troubler l'ordre public, l'animateur Guy A. Lepage est revenu sur «Les Bougon». Cette série était-elle trop subversive? C'était un exutoire, répond Avard. La télé ne peut troubler l'ordre public, ajoute l'auteur. Si on présentait plus de gens qui se font sodomiser et qui y prennent du plaisir au petit écran, le public dirait que c'est «plaisant de se faire enc*ler par le gouvernement Harper», lance Avard!
Avard devait apporter un extrait de la version française des «Bougon» à «Tout le monde en parle». La productrice Fabienne Larouche a toutefois refusé sans qu'on ne sache pourquoi.
Le professeur Donald Cuccioletta est venu démythifier le processus électoral américain. Selon lui, le candidat républicain John McCain se réjouit des luttes intestines au Parti Démocrate, entre les clans de Barack Obama et d'Hillary Clinton. Certains observateurs craignent qu'Obama soit assassiné comme d'autres leaders noirs, lance Lepage. «Tout est possible aux États-Unis», répond Cuccioletta. Entre Clinton et Obama, il croit que ce dernier remportera l'investiture démocrate. Il pourrait aussi remporter la présidence.
Guylaine Tremblay, la première invitée, a remporté son premier Jutra pour son rôle dans le film «Contre toute espérance» de Bernard Émond. Cette année, elle est encore en lice pour des prix lors de la prochaine soirée des Artis. Elle s'est prononcée contre les chroniqueurs de mode qui critiquent les tenues des Québécoises lors des galas. Ici, les artistes n'ont pas les mêmes budgets que les stars d'Hollywood, vedettes qui reçoivent d'ailleurs des vêtements des plus grands créateurs gratuitement. On la verra dans «Le grand départ», le premier film de Claude Meunier.
Réal Bossé a gagné le Jutra du meilleur acteur de soutien pour son rôle dans «Continental, un film sans fusil», oeuvre qui a aussi reçu d'autres prix. On a abordé plusieurs volets de la carrière de Bossé, qui a déjà fait de l'asphalte et autres «jobs de merde». On aussi appris qu'il avait suivi des cours de mime en compagnie du Fou du roi Dany Turcotte.
L'auteure Monique Proulx est venue présenter son nouveau roman «Champagne». Elle s'inspire de gens qu'elle connaît pour créer certains de ses personnages. Certaines personnes se sont par conséquent brouillées avec elle suite à ce geste qu'elle dit motivé par l'affection.
Le groupe dance Chromeo est composé d'un Juif et d'un Arabe. Pour les deux membres, leurs origines n'ont jamais été un problème dans leurs communautés. L'un vit à Montréal et l'autre, à New York et est chargé cours dans une université de la Grosse Pomme. Il participera prochainement au talk-show de David Letterman. Il est aussi cité au gala des Juno.
Les comédiens Valérie Blais et Éric Bernier de la série «Tout sur moi» sont venus parler du retrait des ondes de ce programme et puis du changement de cap de Radio-Canada, qui a finalement décidé de le garder à sa grille horaire. Au début, ils étaient tristes de la décision mais contents des réactions du public. Les deux acteurs se sont mariés il y a une vingtaine d'années, a-t-on appris. À l'époque Bernier dit qu'il n'était pas gay. Elle était sa première blonde.
Dimanche prochain, le 23 mars, jour de Pâques, l'émission «Tout le monde en parle» sera diffusée. Les noms des invités sera disponible mercredi sur le site Internet de Radio-Canada.
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