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| Le comédien André Montmorency poursuit le "Chez-nous des artistes" et trois de ses administrateurs pour plus de 1 million $. |
Le comédien André Montmorency poursuit le "Chez-nous des artistes" et trois de ses administrateurs pour plus de 1 million $ pour l'avoir illégalement fait interner en psychiatrie et l'avoir chassé de sa résidence.
Selon la poursuite déposée en Cour supérieure, le directeur du "Chez-nous", Yves Nadeau, le président du conseil d'administration, René Bourgeault, et un autre membre du conseil d'administration, Jean Faber, ont appelé la police pour faire conduire M. Montmorency à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.
La poursuite lie cet événement au fait que le comédien avait exigé de rencontrer des responsables pour discuter de certains aspects de la gestion du complexe de 78 logements.
André Montmorency, selon son avocate Denise Dussault, voulait notamment discuter de la possibilité d'installer une galerie d'art et de tenir des ateliers de peinture dans le hall du "Chez-nous". Il voulait aussi aborder la question des subventions auxquelles certains résidants de l'endroit n'auraient pas eu droit.
Puisque ses demandes demeuraient sans réponse, il a attaqué le sujet dans sa publication personnelle "Le Petit Journal".
Par la suite, Jean Faber, membre du conseil d'administration du "Chez-nous des artistes" menaçait, selon la poursuite, de démissionner si André Montmorency ne quittait pas les lieux. L'appel à la police aurait eu lieu quelques jours plus tard.
À son retour de l'hôpital, André Montmorency aurait constaté que quelqu'un était entré dans son appartement. Se sentant harcelé, il dit n'avoir eu d'autre choix que de quitter les lieux. Il réclame maintenant les frais engendrés, de même que les honoraires de son avocate et les pertes de revenu subies à la suite de la mauvaise publicité.
André Montmorency s'était installé au "Chez-nous des artistes" il y a quelques années après des déboires financiers.

© La Presse Canadienne, 2009