«Dans une galaxie près de chez vous 2»: Là, où la main de l'homme n'a jamais mis le pied (entrevues)
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| «Dans une galaxie près de chez vous 2» réunit encore une fois une belle brochette de comédiens. |
«Dans une galaxie près de chez vous 2» sort en salles au Québec le 18 avril. Les fans de l'émission et du premier film retrouveront leurs personnages préférés dans cette aventure qui les mènera encore une fois «là, où la main de l'homme n'a jamais mis le pied». Showbizz.net a rencontré plusieurs artisans du long-métrage.
Convaincus du bien-fondé de leur mission (et aussi parce qu'ils n'avaient rien d'autre à faire ce jour-là), les membres de l'équipage du vaisseau Romano Fafard explorent de nouvelles galaxies à la recherche d'une planète habitable où déménager les Terriens. Toutefois, cette exploration tourne court suite à la perte accidentelle de la seule sonde qui leur reste. Selon les calculs de Flavien, la sonde se serait écrasée sur la planète «Crème hydratante pour le visage – soulage la peau sèche»... Leurs aventures les amèneront à se dresser contre les habitants d'une planète appelés Iraziens, qu'ils voudront même chasser pour s'approprier leur lieu de résidence.
Réal Bossé, Stéphane Crête, Guy Jodoin, Claude Legault, Pierre-François Legendre, Didier Lucien, Alexis Martin et Sylvie Moreau font partie de la distribution de ce long-métrage.
Le film
Philippe Gagnon succède à Claude Desrosiers, qui avait réalisé le premier long-métrage inspiré de la série. Le réalisateur originaire de Québec fait ainsi ses débuts dans cet univers intergalactique peuplé de colorés personnages.
Pour lui, comment s'est déroulé ce passage vers ces contrées cosmiques? «Ce fut vraiment très plaisant. Je savais à quoi m'attendre. J'avais tout regardé à l'endroit et à l'envers. En même temps, c'était rassurant car j'avais la confiance des gens qui étaient là depuis le début… Pierre Yves Bernard et Claude Legault, les deux auteurs, et Diane England (la productrice)… Ils m'ont fait confiance et ont réussi à créer la confiance de tout l'équipage. J'avais aussi amené mon équipe alors je me sentais en confiance pour aborder ce projet.»
Les comédiens de «Dans une galaxie près de chez» semblent former une bande tricotée assez serrée et pleine d'humour. Gagnon avait-il peur de travailler avec eux? «J'espérais que non, que ce ne soit pas trop fou. Au début, le premier jour, je me suis dit: Ça va être particulier! Ça s'est rajusté très rapidement. Lorsque tu te retrouves ensemble pour la première fois, c'est un peu le chaos mais c'est drôle. Très rapidement, ils se resserrent les uns et les autres et ne reprennent, non pas leur sérieux, mais leur sens du devoir. Ils deviennent focussés et travaillent fort», raconte le réalisateur.
«La force de "Galaxie", c'est l'équipage. Si on prend l'équipage, faut le prendre avec tous ses défauts… Si on peut appeler un défaut le fait que (les membres) soient toujours fous ensembles! Je ne trouve pas que c'est un défaut. C'est une qualité car c'est toujours vivant. Ils ajoutent toujours quelque chose (au film), poursuit Gagnon.
«Dans une galaxie près de chez vous 2» fut tourné en 26 jours, ce qui est peu pour un long-métrage du genre, précise le cinéaste. L'équipe devait travailler fort et vite pour capter toutes les réactions des personnages, qui sont d'ailleurs assez nombreux dans chaque scène.
L'univers de «Dans une galaxie» est particulier. Le Romano Fafard a l'air d'une boîte de conserve, les roches sont en papier mâché et les robots semblent avoir été fabriqués de toutes pièces avec des objets trouvés dans les rebuts. On veut ainsi faire un clin d'œil aux séries de science-fiction du passé qui étaient nombreuses à présenter des effets à rabais et des monstres bons marché. «On a fait cheap visuellement mais on n'a pas été cheap dans notre approche. Les décors sont rouillés mais sont beaux. Au niveau de la caméra, on a fait un suivi quant à la qualité de l'image. J'ai travaillé avec Steve Asselin, qui est un directeur photo que j'admire beaucoup et un ami de longue date. Il a fait de super beaux films donc nous avons poussé le look avec lui. Ça nous a permis de créer cet univers et (des planètes). Le défi, c'était de rendre ça esthétique mais sans tuer l'humour. Pour moi, le plus important, c'était l'humour», explique Gagnon.
Quelques modifications ont été apportées aux costumes des personnages. «En fait, ce sont surtout les costumes des gars. Ils ne rentraient plus dedans», lance Mélanie Maynard, l'interprète de Pétrolia! «Mélanie! Mélanie! Faut pas croire tout ce qu'elle dit. Lorsqu'elle parle, il y a peut-être 10% de vérité», réplique Guy Jodoin avec humour!
Le réalisateur n'a pas eu à regarder de vieux épisodes de «Star Trek» pour s'inspirer. Les références à l'émission sont déjà très présentes. Il avoue être fan de «Star Wars» et d'avoir surtout cherché l'inspiration auprès de la télésérie «Firefly» (2002). Conçue par Joss Wheedon («Buffy), elle a ensuite fait l'objet d'un film intitulé «Serenity» en 2005. Comme points de références: les planètes, les vaisseaux et comment les personnages sortaient à l'extérieur. «C'était plus proche de ce que je voulais que "Star Trek"», précise-t-il.
Pour Claude Legault, le co-scénariste, c'est un mélange de «"Monthy Python", "Rock et Belles Oreilles", "Sol et Gobelet", que j'écoutais quand j'étais jeune, et "Star Trek"… Tu mélanges ça et t'as "Galaxie".»
Le comédien n'a que de bons mots à l'égard du réalisateur qui a accompli un très bon boulot, selon lui: «(Philippe) est arrivé et a vu que nous avions notre dynamique. (…). Il a bien compris. C'est un fan de "Galaxie". C'était déjà un grand prêtre du phénomène.»
L'histoire
Les préoccupations écologistes ont toujours figuré dans l'univers de «Dans une galaxie près de chez vous». Cette fois-ci, on trace également un parallèle avec l'invasion américaine en Irak et on fait de multiples clins d'œil à Mario Dumont!
Claude Legault est préoccupé par diverses problématiques sociales et la politique. Dans ce film, «la droite mange une claque sur la gueule!» Legault dénonce toutefois les excès de la droite tout ceux comme de la gauche. «Je crois au centre-gauche, au gros bon sens», affirme-t-il. Lorsqu'il traite de politique, Legault s'emballe et devient extrêmement passionné.
«C'est le fun de travailler avec un auteur qui a une conscience sociale. L'environnement, dans "Galaxie", ça a toujours été là. Il y avait des allusions politiques dans le premier film sauf que cette fois, c'est très pointu (…). Je pense que c'est bien. Par le biais de l'humour, nous sommes capables de transmettre des idées», ajoute Philippe Gagnon.
L'équipage du Romano Fafard
Bossé, Crête, Jodoin, Legault, Lucien, Maynard et Moreau composent l'équipage du Romano Fafard.
«L'une des choses les plus agréables que j'ai vécue, c'est d'avoir à jouer un personnage aussi désagréable. Certains comédiens vont jouer des méchants qui ne sont pas drôles et les gens les détestent vraiment. Je crois que les gens ont du plaisir à me détester. Je pense que c'est bien le fun de jouer Brad», explique son interprète Stéphane Crête. Inutile de rappeler que Brad est un personnage sournois, hypocrite et lâche!
Guy Jodoin interprète le Capitaine Patenaude, connu pour malmener proverbes et dictons. Quelle est le «patenaudisme» préféré du comédien? «J'ai mes classiques à moi… Comme Ici, le capitaine Charles Patenaude du Romano Fafard, après la pluie, le gazon est mouillé. Un autre classique: La nuit porte… de garage ou Comme le disait le grand Jules César, c'est ça qui est ça. Ce sont des dictons que j'aime beaucoup», répond-il en prenant même la voix du capitaine lorsqu'il prononce ses phrases. Il en profite ensuite pour en citer d'autres que ses collègues lui avaient tout récemment rappelées comme «Il ne faut pas vendre la peau de l'ours sans qu'il ne soit d'accord avec le prix»!
Avec de tels éléments de dialogues, Guy Jodoin a-t-il de la difficulté à garder sa concentration et à ne pas éclater de rire sur le plateau? «Il y a des fois où j'ai vraiment de la difficulté. Dans le premier film, entre autres, à la dernière scène… Je dois parler à mon équipage et je suis sur le bord de craquer. En même temps, ce n'est pas le temps de craquer. La scène est très longue et très chorégraphiée. On arrive à la fin et j'ai le goût de rire! Si vous regardez vraiment attentivement, les dernières paroles que je prononce, lorsqu'on est en ligne, les sept membres de l'équipage, il y a quelque chose qui se passe entre moi et Claude Legault. Je détourne mon regard et rapidement j'avance vers le hublot car j'éclaterais de rire. Donc, ça m'arrive souvent. Dans la série télé, si on regarde attentivement, il y a beaucoup de fous rires. Souvent, on n'avait pas le temps de reprendre les scènes», raconte l'acteur.
Didier Lucien joue Bob, un homme au physique imposant mais tendre et naïf. «Je dirais que c'est un mélange entre Caliméro et Homer Simpson. Homer dit et fait beaucoup de conneries mais adore sa famille. Ça le sauve de beaucoup! C'est ce petit côté-là que j'aime bien chez Bob. Quant au côté Caliméro, il est très près de ses émotions. Il peut aller loin là-dedans.» Il a beaucoup d'amour pour ses proches et sa famille. Il n'a pas de malice, ajoute le comédien. «C'est très intéressant de faire quelqu'un qui n'a pas de malice. Nous ne sommes pas tous comme ça», lance Didier Lucien en riant! «Il ne sait jamais qu'il vient de dire une connerie.»
Réal Bossé campe Serge l'androïde. Son personnage «adore péter la gueule à Brad», lance-t-il! Trêve de plaisanteries, le comédien voit en l'équipage du Romano Fafard une «représentation de la famille, de la gang de chums, de la gang de jeunes, de la gang de vieux.» De Serge, il apprécie l'indépendance: «Parfois il est complice, parfois il est en retrait», dit-il. Le personnage a le droit de faire certaines choses qui seraient peut-être taboues pour les autres personnages, comme s'en prendre à Brad!
Lors de la dernière cérémonie des Jutra, Réal Bossé fut récompensé pour son rôle de soutien dans «Continental, un film sans fusil». Flotte-t-il encore sur son nuage? «Je suis sur ce nuage de comédien depuis (une vingtaine) d'années. Ça, s'est un beau nuage! De temps en temps, il y a des drafts comme les Jutra… Une sorte de ventilation qui te pousse un peu plus haut. Ce que j'ai aimé des Jutra, c'est que ça a permis au film de revenir en salles. Les gens l'avaient manqué (…). Ce fut une belle promotion pour le film. Moi, j'aime me cacher dans l'œuvre», explique Réal Bossé. Il préfère que celle-ci soit mise à l'avant. Pour lui, les galas sont une occasion de célébrer et de voir des amis sauf que les prix sont une appréciation très subjective du travail accompli par les acteurs ou artisans du cinéma ou de la télé. «Je vois ça davantage comme une fête, une récompense pour le film», ajoute-t-il. «Pour l'instant, (le Jutra) n'a pas changé ma vie. On ne m'a pas encore demandé à Hollywood», lance-t-il en riant.
Sylvie Moreau, qui personnifie Valence, était absente de la rencontre de presse qui a eu lieu à Québec la semaine dernière.
Des acteurs venus du monde de l'impro
La majeure partie de la distribution possède une solide expérience dans le monde de l'impro. L'atmosphère sur le plateau doit donc être assez rigolote? Les comédiens ont-ils l'impression de se trouver dans un camp de vacances? «Je dirais plutôt un camp de travail… Pas un camp de concentration mais un camp de travail! Nous allons apprendre des choses. Nous travaillons très fort sur les plateaux de "Galaxie". On a beaucoup de plaisir, on s'éclate, ce qui nous permet de trouver la comédie des scènes, notre énergie, notre rythme», dit Claude Legault, qui campe Flavien l'extaterrestre.
«Tout le monde a fait la LNI (…). Ça, ça nous a solidifiés au départ. On était très créatifs. On a toujours voulu que nos personnages soient clairs. En même temps, on ne se prend pas au sérieux. On se donne des notes ou des défis. C'est sûr qu'on a toujours du plaisir à retravailler ensemble», renchérit Guy Jodoin.
Selon Stéphane Crête, à la lecture du scénario, il arrive parfois que l'on retravaille des scènes et improvise. Ces changements ont par contre lieu avant le début du tournage, dit-il.
«Dans une galaxie près de chez vous 3»?
Au cours de cette rencontre de presse, Didier Lucien sera le premier à faire savoir que l'on songerait déjà à tourner une nouvelle suite au long-métrage. L'équipe en a discuté lors du tournage. «Au début, Claude (Legault) disait Non, non, non! Après deux jours de tournage, (il a changé d'idée). Nous avions tellement de fun», raconte le comédien.
«Il y a toujours des rumeurs! Après la série, il y avait une rumeur de film. Ensuite, il y avait une rumeur de deuxième film! On arrive avec le deuxième, il y a des rumeurs d'un troisième», lance Claude Legault. «Ça va dépendre de l'envie des auteurs et aussi de l'envie des comédiens. On ne remplacera jamais un comédien. Si le bébé est bien accueilli, ça va nous forcer à se demander si on en fait un autre», ajoute-t-il.
Guy Jodoin abonde dans le même sens: «Tout dépend du succès». Le comédien serait toutefois prêt à tourner plusieurs autres long-métrages de la franchise. Il prend plaisir à incarner le Capitaine Patenaude.
«Dans une galaxie près de chez vous 2» fera son apparition un cinéma près de chez vous ce vendredi 18 avril.

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