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| Oprah Winfrey. |
(AP) - Le procès pour agressions sexuelles de la surveillante du dortoir de l'institution pour jeunes filles en difficulté fondée par Oprah Winfrey en Afrique du Sud a été renvoyé, l'avocate de l'accusée ayant demandé plus de temps pour préparer sa défense.
La juge Thelma Simpson a donné une suite favorable à la requête déposée par le conseil de Tiny Virginia Makopo. Le procès est ainsi rennvoyé, vraisemblablement en juillet, a indiqué la juge vendredi dernier à l'issue d'une audience préliminaire.
Le procureur Etienne Venter a dénoncé ce renvoi, estimant pur sa part que ministère public était prêt à ce que l'affaire soit jugée. "On ne peut pas laisser traîner cette affaire en longueur", a-t-il fait valoir.
La prévenue a plaidé non coupable des charges d'agressions sexuelles et atteinte à la pudeur qui pèsent sur elle. Selon les enquêteurs de la police, les viols des six victimes présumées se seraient déroulés pendant quatre mois.
À son arrivée au tribunal lundi, la prévenue avait le visage masqué d'une serviette marron, que lui a ôté une femme policier. Mme Makopo s'est alors caché le visage sous la capuche de sa veste. "Je ne puis m'adresser à une personne sans visage", lui a lancé la juge, l'obligeant apparaître tête nue.
L' établissement fondé par Oprah Winfrey, dont l'investissement est estimé à 40 millions de dollars, a ouvert ses portes en grande pompe en janvier 2007 en présence de célébrités dont Nelson Mandela, Spike Lee ou encore Tina Turner. La reine des médias, qui a déjà fait état des abus sexuels dont elle a a été victime au cours de son enfance, a promis une vigilance accrue concernant le personnel d'encadrement de son établissement et a officiellement présenté ses excuses aux parents des fillettes.

© La Presse Canadienne, 2008