Gala Artis: sur le tapis rouge et avec les gagnants de la soirée
Le 28 avril 2008 - 03:56
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| Patrick Huard, lauréat Artiste d'émissions d'humour pour «TAXI 0-22». © 2008 Crédit Photo Mélanie Crête |
Par Vanessa Schneider.
Showbizz.net était présent sur le tapis rouge et dans la salle de presse pour vous rapporter tous les moments forts du Gala Artis.
Sur le tapis rouge
Le tapis rouge était exaltant et semi-chaotique: animation de foule pour les gens du public présents, photographes qui «jouent du coude» pour obtenir les meilleures photos d'artistes et journalistes qui s'empressent de poser quelques questions aux artistes présents…tout cela sans oublier les belles tenues! Évidemment, tout ça est parfaitement normal pour tout tapis rouge digne de ce nom.
Directement sur le tapis rouge, Pénélope McQuade et Herby Moreau animaient une émission spéciale de «Star Système». Quelle différence y a-t-il entre le tapis rouge du Gala Artis et ceux des galas internationaux que Pénélope court généralement? «Premièrement, je n'ai pas 36 avions à prendre pour une émission de 30 minutes et aussi, je suis nerveuse pour les gens en nomination parce que je les connais!»
Concernant Gino Chouinard, qui était en nomination dans la catégorie Animateur/animatrice d'émission de services, nous avons voulu savoir quelle part tenait «Salut Bonjour week-end» (Québec) dans sa nomination, après seulement un an passé à la barre de l'émission «Salut Bonjour!» (Montréal) : «J'ai passé quatre ans avec l'équipe de Québec. Je leur suis très reconnaissant. Je ne crois pas que j'aurais été nominé si je n'étais pas passé par Québec.»
Qu'est-ce qui est plus facile pour Clodine Desrochers, décorer une pièce ou s'habiller pour un gala? «M'habiller pour un gala! Cette année je suis allée avec mes goûts, j'ai magasiné seule mes choses. Ça correspond vraiment à ce que je suis en tant que femme aujourd'hui. J'ai acheté ma robe en vacances aux États-Unis, ce n'était vraiment pas prévu. Quand je l'ai vue, je suis tombée en amour!»
Marcel Leboeuf, qui a connu une période creuse en 2000 mais qui maintenant vit un regain de popularité, semblait flotter sur un nuage: en plus d'être nominé au Gala Artis, «Le fait d'être ici est formidable!», il est nouveau papa depuis jeudi matin dernier!
À travers la cacophonie des photographes qui désiraient prendre les artistes en photos, un habitué semblait avoir tout sous contrôle, Julien Poulin: il pointait du doigt un photographe à la fois, en s'écriant «Toi!» et en faisant un large sourire au photographe désigné! Expérience et professionnalisme à l'œuvre.
Les tenues qui se sont faites remarquées
Il y a quelques semaines, la designer québécoise Marie St-Pierre avait fait une sortie publique commentant la manière dont les personnalités s'habillent lors d'événements médiatiques, qu'elle décrivait comme manquant de glamour, à l‘instar des vedettes américaines. Notons qu'à la cérémonie d'hier, au moins deux personnalités étaient habillées par la designer, dont Mariloup Wolfe et Sylvie Boucher de l'émission Taxi 0-22.
Plusieurs autres personnalités féminines étaient vêtues en «haute couture» dont Pénélope McQuade en Gucci et Alexandra Diaz en Chanel («Je me sens comme une princesse», a-t-elle dévoilé, énorme sourire au visage.) Guylaine Tremblay a plutôt opté, elle, pour une tenue à tendance ‘locale' en portant des vêtements Le Château, qui est une entreprise canadienne.
Les gagnants
Nous avons demandé aux lauréats de terminer la phrase suivant : Remporter un prix Artis, ça ne change pas le monde sauf que… Voici ce qu'ils ont répondu –
Gino Chouinard (lauréat Animateur d'émissions de services): «Ça fait plaisir en tabarnouche!»
Sophie Thibault (lauréate Animatrice de bulletins de nouvelles) : «Oh mon Dieu! Ça remplie de bonheur parce que c'est une énorme vague d'affection qui nous vient du public.» Que pense Sophie Thibault de la perte de la salle de nouvelles de TQS? «J'ai une pensée pour tout le monde, une grande sympathie! C'est le côté humain qui est surtout difficile : ce sont non seulement les pertes d'emploi des journalistes, mais il y a aussi les maquilleurs, coiffeurs, preneurs de sons, cameramen, techniciens…tous ces gens se retrouveront probablement bientôt sans emploi. »
Denis Lévesque (lauréat Animateur d'émissions d'affaires publiques): «C'est un beau cadeau, une récompense. Dans la vie, je travaille pour avoir des BBM (analyses de côtes d'écoute d'émissions). À la télévision, peu importe à quel poste on travaille, si on n'a pas des BBM assez fort, on ne travaille pas. Mes résultats scolaires c'est les BBM et le prix Artis c'est l'étoile dans mon cahier!»
Patrick Huard (lauréat Artiste d'émissions d'humour): «Ça fait tellement du bien! C'est vraiment simple mais c'est ça. » Et la différence entre remporter un prix pour lequel les téléspectateurs votent versus les gens de l'industrie? «C'est qu'il n'y a rien d'intellectuel, c'est un élan, un moment. C'est ce que le public pense et ressent au moment où il décide de voter, de s'exprimer. »
Denis Bouchard (lauréat Rôle masculin/téléromans québécois) n'en est pas à son premier prix Artis, alors nous voulions savoir quelle était la différence entre sa première victoire et celle d'hier soir: «C'est toujours aussi émouvant. C'est comme la première fois, ça m'oblige à me dépasser, ça m'oblige à être encore meilleur l'année prochaine alors la pression est de plus en plus forte! (éclats de rires)»
Mariloup Wolfe (lauréate Artiste d'émissions jeunesse): «Oh non! Je suis poche là-dedans…». Silence…elle cherche ses mots, elle semble se questionner profondément. Finalement elle se dévoile : «Remporter une fois c'est bien. Deux fois aussi. Mais trois fois c'est une consécration surtout que Ramdam se termine en fin d'année 2008, c'est doublement significatif. Comme si ça bouclait la boucle.» Voilà: remporter un (troisième) prix Artis ça ne change pas le monde sauf que…ça boucle la boucle!
Éric Salvail (lauréat Animateur d'émissions de variétés/divertissements/magazines culturels et «talk-show»): «Ça permet de savoir que le public apprécie ce que l'on fait et ce que l'on est. Parce que contrairement à d'autres catégories, comme par exemple comédiens et comédiennes, où le public apprécie les personnages qu'ils interprètent, nous on est notre propre personnage. Donc ça fait plaisir pour quelqu'un qui a besoin d'être aimé, quelqu'un qui est insécure et qui se remet en question…»
Se remet-il souvent en question? «Tout le temps, tout le temps, tout le temps! À chaque projet, à chaque émission, à chaque saison : moi c'est jamais assez!» L'animateur nous fait même un aveu sur sa vie personnelle : « C'est certain que quand ta vie personnelle est un peu déficiente depuis quelques années parce que tu dédies tellement de temps à ta carrière, et que les gens te remercient avec un prix, c'est d'autant plus extraordinaire!»
Avec une petite touche d'humour et affichant ses allégeances : le trophée de Marie-Claude Savard (lauréate Personnalité d'émissions de sports) était revêtu d'un miniature chandail du Canadiens.
Personnalités masculine et féminine de l'année
Les téléspectateurs ont expressément élu leurs favoris : Guylaine Tremblay et Charles Lafortune.
Est-ce que Guylaine Tremblay se lasse de gagner tant de prix Artis? «Oh non! Ça donne un coup de vent d'air frais pour continuer encore longtemps!» Assurément l'effet de surprise s'estompe légèrement avec les années? «Pas du tout parce que chaque année que ça t'arrive, tu te dis que l'année prochaine ce sera le tour de quelqu'un d'autre, que la roue tourne. Mais quand le public te choisit c'est un énorme coup d'émotions… Le public m'apporte une joie immense, c'est un moteur formidable dans ma vie et ça fait de moi une personne heureuse.»
Du côté du lauréat masculin, Charles Lafortune avoue qu'il a toujours un sentiment d'imposteur: que lui faudra-t-il pour qu'un jour ce sentiment cesse? «Je trouve ça sain de me sentir comme un imposteur parce que ça m'empêche de me prendre au sérieux, de prendre ma carrière comme acquise. Il y a une analyse à faire là-dedans!» Lafortune expose son petit côté adolescent : «Le prix de la personnalité de l'année, c'est un peu gênant. C'est comme si la plus belle fille de l'école te trouve 'cute' et vient te le dire et toi tu réponds : Euuhhh…Euuhhh okay.»
L'animateur de la soirée
François Morency a fait le tour du chapeau en animant trois années consécutives le gala Artis: reviendra-t-il l'année prochaine? «C'est un événement que je veux refaire mais je ne crois pas que ce sera l'an prochain. Les animateurs que j'admire, comme Billy Crystal et Steve Martin, ont déjà animé un gala pendant 8-9 ans, mais jamais 8-9 ans de suite. Ils prennent des pauses pour s'ennuyer de ces événements-là. Aussi, ça évite de se répéter et de devenir tanné d'en faire l'animation et que ça paraisse!»
Le moment fort de la soirée selon l'animateur? «Le numéro d'ouverture avec les cinq chanteurs. En écrivant le numéro, on était certain que ça ne fonctionnerait pas, qu'ils ne seraient pas tous disponibles. Mais ils ont tous dit oui et on n'en croyait pas nos yeux! »
Quelques surprises côté «présence»
Étonnamment absent du tapis rouge et de la soirée: Gildor Roy, qui était en nomination dans la catégorie Animateur/animatrice d'émissions de services. Par contre, Marc Labrèche, qui est rarement présent aux cérémonies de remises de prix, était de la partie. Quelques personnalités étaient accompagnées de leurs mères dont Denis Lévesque, Éric Salvail et Gino Chouinard.
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