Le célèbre "Indiana Jones" débarque enfin sur la Croisette, à Cannes
Le 18 mai 2008 - 13:10
|

|
Copier/Coller le code suivant à l'endroit voulu
|
|
[Fermer]
|

|
|
| Harrison Ford |
Dix-neuf ans après "La dernière croisade", Indy, son fouet et son chapeau sont de retour au cinéma. Le quatrième volet de la saga, "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal", de Steven Spielberg, avec Harrison Ford et Cate Blanchett, a été présenté en avant-première mondiale dimanche au Festival de Cannes, suscitant des réactions d'enthousiasme, mais aussi parfois une certaine déception.
Car si le film est finalement sans surprise, dans la lignée des précédents, il devrait ravir les inconditionnels et les amateurs d'action. Les scènes d'action s'enchaînent sans temps mort, Indy n'a rien perdu de son humour et de son goût de l'aventure, les décors sont impressionnants et les effets spéciaux utilisés à bon escient.
Nous sommes en 1957, en pleine Guerre froide, dans un désert du sud des Etats-Unis. Indy et son ami Mac échappent à des agents soviétiques, dirigés par la cruelle Irina Spalko (Cate Blanchett), qui sont à la recherche d'une mystérieuse relique. De retour au Marshall College (Indy est en effet professeur "à mi-temps", comme il le dit lui-même, quand il n'est pas aventurier), il découvre qu'il est devenu suspect pour le gouvernement, et il est licencié.
Il rencontre alors un jeune rebelle, Mutt (Shia LaBeouf), qui le met sur la piste du Crâne de cristal d'Akator, recherché aussi par les agents soviétiques rencontrés un peu plus tôt. Ils partent alors pour le Pérou à la recherche de ce trésor, dont le possesseur est censé s'assurer le contrôle de l'univers. Mais ils ne sont pas les seuls à se lancer dans cette quête, et doivent affronter de très nombreux dangers...
"Le plaisir que j'ai à jouer ce personnage, c'est qu'il est extrêmement astucieux, intelligent. On le voit trouver des solutions à toutes les situations. Il y a des méchants autour de lui et ça lui donne la possibilité de se dépasser", a déclaré Harrison Ford lors de la conférence de presse qui a suivi la première projection du film.
Steven Spielberg a confié pour sa part que pendant longtemps, il n'avait pas été convaincu par l'intérêt de tourner un quatrième volet aux aventures d'Indy. "Ca a pris beaucoup de temps pour trouver la bonne histoire et rédiger la trame", a-t-il confié.
Parallèlement à la projection de ce film de Steven Spielberg, alors que le soleil était de retour dans l'après-midi sur la Croisette après deux jours maussades, que les Cannois jouaient à la pétanque ou profitaient des terrasses de cafés, un film en compétition a fait forte impression sur les festivaliers. "Gomorra", inspiré d'un best-seller de Roberto Saviano (qui vit sous protection policière), nous plonge dans le quotidien de la mafia de Naples, la Camorra, avec la guerre entre clans rivaux.
Réalisé par Matteo Garrone, ce film suit parallèlement les histoires de plusieurs personnages impliqués, qu'ils le veuillent ou non, dans ce système mafieux. Là-bas, le goût de l'argent et du pouvoir pousse à des extrémités sanguinaires, la violence est omniprésente, tout comme la peur et la lâcheté. Très réaliste, instructif sur les mécanismes de la Camorra, ce film "coup de poing" de 2h15 a été applaudi par les festivaliers en projection de presse. Il est réalisé intelligemment, bien construit, avec des acteurs napolitains qui ont tout à fait la tête de l'emploi.
L'autre film en compétition, "Serbis", du réalisateur philippin Brillante Mendoza (qui est pour la première fois à Cannes) nous conduit dans le centre d'Angeles, aux Philippines. Une famille y gère un cinéma porno, qui est également un lieu de prostitution. La grand-mère, Nanay Flor, a intenté un procès à son mari pour bigamie. Ses enfants et petits-enfants sont confrontés
à d'autres difficultés, qu'elles soient d'ordre sexuel, relationnel ou économique.
Egalement réalisateur de "John, John", qui raconte l'histoire d'un enfant abandonné à Manille, Brillante Mendoza décrit habilement le quotidien de ces personnages, qui vivent au jour le jour, sans trop se poser de questions.
Lundi, deux nouveaux films seront en compétition: "Le silence de Lorna", des frères Jean-Pierre et Luc Dardenne, évoquant un mariage blanc entre une Albanaise et un Belge, et "Two Lovers", une histoire d'amour à New York, de l'Américain James Gray. Un hommage sera aussi rendu au cinéaste portugais Manoel de Oliveira ("Le soulier de satin", "Le couvent", "La lettre"), qui est le doyen des cinéastes en activité, pour ses 100 ans.

© La Presse Canadienne, 2008

|

Articles reliés [Nouvelles cinéma]
|

|

|

|
|

|
|