Les frères Rémillard, Julien et Maxime, dirigeants de la société Remstar, acquéreur de TQS, expliquent leur point de vue ce lundi dans une lettre publiée dans les pages d'opinions de certains journaux québécois, alors que s'ouvrent les audiences du CRTC sur l'avenir du réseau de télévision.
La publication de cette lettre coincide également avec le début de l'application des mesures devant mener à la disparition totale des bulletins de nouvelles à Télévision Quatre-Saisons.
Dans leur missive, les patrons de Remstar justifient la disparition du service de l'information et la mise à pied de 270 employés.
Ils écrivent notamment que licencier est un geste qui reflète effectivement l'échec d'une entreprise, mais que dans ce cas il ne s'agit pas de leur échec. Ils disent qu'ils ne font que tenter de ressusciter une entreprise cliniquement morte. Jamais dans toute l'histoire de la télévision au Canada, écrivent-ils, un réseau n'a connu un aussi "triste record de rentabilité".
Une des principales raisons de ces déboires, selon eux, réside du côté des bulletins d'information. Ils seraient responsables de 40 pour cent des pertes de TQS depuis 2004.
Remstar prévoit donc de les abolir pour les remplacer par des émissions d'analyse et de commentaires, en faisant appel, entre autres, au journalisme citoyen. Les frères Rémillard parlent de "démocratiser l'information".
Ils espèrent être perçus comme les sauveurs, et non comme les fossoyeurs, de TQS. Ils assurent qu'en privilégiant la programmation québécoise, ils permettront de sauver 400 emplois, dont plus de 210 à TQS.
Julien et Maxime Rémillard terminent leur lettre en disant qu'ils sont persuadés que les changements qu'ils proposent dans le fonctionnement et le positionnement de TQS en feront, d'ici quelques années, un diffuseur performant et en bonne santé.
C'est ce lundi, à Montréal, et mardi, à Québec, que se déroulent les audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes au sujet du changement de propriété de TQS (actuellement détenue par Cogeco et CTVglobemedia) et du renouvellement de ses licences de radiodiffusion.

© La Presse Canadienne, 2008