Les Pistolets roses lancent leur troisième album (entrevue)
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| Le groupe les Pistolets roses. |
Les Pistolets roses lancent un troisième album éponyme sur étiquette Newrock. Pour ce disque, le groupe a travaillé avec un nouveau réalisateur mais est resté fidèle à ses racines. Showbizz.net a rencontré le chanteur et bassiste des Pistolets roses Francis Bédard la semaine dernière à Québec.
Les Pistolets roses sont fortement associés à la Vieille-Capitale. Le groupe y fut d'ailleurs fondé. Francis et le guitariste Éric Fortier y résident toujours. Le guitariste Sylvain Ouimet et le batteur Miguel Chouinard vivent toutefois à Montréal.
Depuis ses débuts, le groupe a connu certains changements au sein de son personnel. Le guitariste Guillaume Doiron et le batteur Perry Angelillo, des membres originaux, ne font plus partie de la formation.
Les deux premiers albums du groupe, «Ma génération» et «Sans foi ni loi», ont respectivement vu le jour en 2003 et 2005.
Nouvel album
Pour ce nouvel opus, les Pistolets ont travaillé en compagnie d'un nouveau réalisateur en la personne de Pierre Rémillard. Ce dernier a notamment bossé avec les Vulgaires machins, Dumas et Ariane Moffatt. «On en avait beaucoup parlé, de lui. Il a fait beaucoup de bands heavy, beaucoup de rock mais aussi beaucoup de pop. Ça nous intéressait. La place à Pierre, dans le coin de St-Zénon, c'est comme un petit chalet sur le bord de l'eau. Nous sommes tombés en amour avec l'endroit. Lors de notre première rencontre avec lui, ça a cliqué. C'est un gars comme nous, simple, qui ne se prend pas au sérieux», raconte Francis.
Le réalisateur n'a pas modifié la couleur musicale des Pistolets roses. «Il a voulu peut-être faire sonner ça plus (sic), c'est normal… Mais il a respecté le son du groupe», dit le chanteur.
Guillaume Doiron, l'ancien guitariste des Pistolets, joue sur ce disque. Éric Blanchard, autre guitariste, y participe également.
Pour la première fois, les Pistolets roses ne reprennent pas de chansons d'autres artistes sur cet album, faute de temps et de budget, explique Francis. On se souviendra notamment de leur version de «Pépito»! Cette nouvelle galette est donc 100% originale.
Entre les premier et deuxième albums du groupe, certains croyaient que la formation s'éloignait du son punk pour se diriger vers le rock alternatif. Au départ, rappelons le groupe était né des cendres du groupe Pénélope. À ce sujet, Francis Bédard réfute les étiquettes et répond: «Les Pistolets roses, ce n'est pas qu'un style. Nous sommes quatre musiciens avec des influences différentes. Ça donne toujours des albums qui ne sont pas homogènes. Tu vas avoir deux chansons heavy, deux chansons country, deux chansons pop… Ça se garroche un peu comme ça, à gauche et à droite. Nous procédons de cette façon depuis nos débuts. Pourquoi changer ça? Les Pistolets roses sont comme ça. Il y en a pour tous les goûts. Quelqu'un qui veut s'identifier à un seul style en nous écoutant ne s'y retrouve pas.»
On peut associer le groupe à certaines chansons assez rigolotes. «Pépito», «Une super chanson» et «Ma truie», voire même «Magané», qui raconte les déboires associés au lendemain de brosse, suscitent un sourire. Par contre, Francis se défend bien de faire partie d'un groupe à caractère humoristique : «L'humour n'est pas trop (présent)… On n'est quand même pas les Trois Accords! Sur le nouvel album, il y a une ou deux pièces qui sont un peu plus humoristiques. Le reste est beaucoup plus sérieux. On parle notamment de la guerre, des médias, des peines amoureuses… On s'adresse un peu aux ados. Le disque est plus sérieux que comique (…). Le nouvel album, quand je le réécoute, je le trouve plus sérieux… Plus dramatique, même. C'est notre côté sombre (…). Nous sommes trop sensibles et ça nous rend anxieux. L'anxiété, ça nous rend un peu paranoïaques quant à la mort, tout ce qui nous touche, nous fait peur.» Sur cette nouvelle galette, les membres du quatuor exorcisent ainsi leurs démons intérieurs.
Le groupe n'écrit jamais ses textes à l'avance. Il compose tout d'abord les mélodies et décide ensuite des paroles en fonction de la musique, explique le chanteur.
L'industrie
Francis reste lucide face à l'industrie du spectacle. Les artistes pop «que l'on voit partout ont aujourd'hui de la misère à vendre 20 000 albums. Imaginez un band comme le nôtre qui n'est pas à la télé! C'est du show par show et du cas par cas. Il faut aller chercher les fans un à la fois. On ne se casse plus la tête avec ça. Ça fait longtemps que nous avons arrêté de penser que nous pouvions devenir les plus grands, les plus gros, du Québec. On a notre style à nous… Ceux qui aiment ça, on est bien heureux de les avoir. Nos fans sont tellement cool! Ils lâchent pas.»
Lancements
Le lancement du nouvel album aura lieu ce soir (3 juin) à l'Impérial de Québec dès 17h. Le 4 juin, le groupe soulignera également sa sortie au Pub Jacques-Cartier, à Montréal, lors d'un 5 à 7 et puis lors d'un spectacle complet accessible au public en soirée.
Des spectacles dans le cadre de la tournée Newrock sont aussi au programme. Pour consulter la page MySpace des Pistolets roses, cliquez ici.

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