Aleris : la médiatrice ne réussit pas à rapprocher les parties
La médiatrice nommée par Québec pour tenter de rapprocher les parties dans le conflit de travail à l'usine de transformation d'aluminium Aleris, du secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières, n'a pu réussir à rétablir les ponts.
Selon ce que rapporte le réseau RDI, le ministère du Travail a annoncé ce lundi après-midi que les deux parties restent campées sur leurs positions. La médiatrice spéciale Joanne Barabé avait été nommée dans cet épineux dossier par le ministre du Travail David Whissel.
Pour l'entreprise, la page serait bel et bien tournée et il ne serait pas question de retourner à la table des négociations. Aleris n'a toujours pas donné d'indications si elle comptait vendre ou de démanteler l'usine de Trois-Rivières. Le syndicat des travailleurs d'Aleris estime quant à lui que le lien de confiance avec l'entreprise est brisé.
Jeudi dernier, lors d'une assemblée générale, les syndiqués d'Aleris avaient voté contre l'offre patronale à 80,2 %. Par la suite, Aleris avait annoncé que l'usine serait fermée.
Glogalement, l'employeur demandait des réductions de salaire de 4%, des suppressions d'emplois et une augmentation des prestations d'assurance. La partie patronale souhaitait aussi que les quarts de travail passent de huit à douze heures.
Rappelons que les employés syndiqués de la production de cette usine sont en lock-out depuis le 2 juillet dernier. Ils sont sans contrat de travail depuis février dernier.
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