Spectacle de Paul McCartney: la ministre St Pierre croit que Pierre Curzi s'est senti isolé
Le 18 juillet 2008 - 11:54
|

|
Copier/Coller le code suivant à l'endroit voulu
|
|
[Fermer]
|

|
Par Rollande Parent.
La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, va manquer le spectacle de Paul McCartney, dimanche à Québec, et le regrette.
Elle se réjouit par contre de constater que le porte-parole péquiste en matière de culture, Pierre Curzi, ait jugé bon de revenir sur sa position voulant que la présence de l'ex-Beatle constituait un détournement des fêtes entourant le 400e anniversaire de Québec.
"M. Curzi a réalisé que très peu de gens partagaient son opinion et qu'il était allé trop loin", a commenté la ministre St-Pierre, en mission à Londres.
"Ce qu'il faut voir dans la venue de McCartney à Québec est un événement d'envergure internationale, d'un artiste international", a-t-elle ajouté.
Mme St-Pierre considère que personne ne doit être exclu des célébrations soulignant la présence française en Amérique.
"Accepterait-on que Céline Dion soit exclue d'une fête ayant lieu à Melbourne, par exemple", a-t-elle demandé, reprenant ainsi un argument avancé plus tôt cette semaine par le premier ministre Jean Charest.
Dans un communiqué émis en fin de journée jeudi, le député Curzi indiquait avoir été bercé par la musique des Beatles. Il demandait toutefois à Paul McCartney "de se souvenir que la langue française qui anime le Québec et que nous célébrons est encore bien fragile".
La ministre St-Pierre ne serait pas surprise outre mesure que l'ex-Beatle parle français à ses fans.
"Je pense qu'il va dire quelques mots en français. J'ai lu qu'il prend des leçons de français. Il faut savoir que les Britanniques sont très portés sur la langue française, y sont très ouverts", a-t-elle fait remarquer.
Mme St-Pierre était de passage à Londres, vendredi, pour annoncer l'ouverture en 2009, d'un studio pour les artistes et écrivains québécois qui pourront y faire un stage d'une durée de six mois.
"Ça s'imposait d'ouvrir un studio à Londres qui est un bouillon de culture. L'objectif est de permettre à des artistes de s'y installer pendant six mois, confortablement, pour qu'ils puissent perfectionner leur art et aller chercher de l'expertise."
Les recherches pour trouver un espace à louer sont commencées, avec un budget de 60 000 $, de sorte que le studio pourrait accueillir son premier artiste au début de 2009.
Londres devient ainsi la cinquième ville offrant cette possibilité à des artistes et écrivains québécois, après Berlin (ouvert en 2003), Rome (2001), New York (1981) et Paris (1965).
Parmi les personnes qui ont séjourné dans l'un ou l'autre des studios, on retrouve surtout des écrivains, des artistes en arts visuels et des musiciens, comme Nicole Brossard, François Bourassa, Larry Tremblay, Martin Faucher, Jean Royer, Michel Donato, Denise Boucher et Hélène Monette.

© La Presse Canadienne, 2009

Articles reliés [Showbizz québécois]
|