Des gains modestes à Toronto
Le 18 juillet 2008 - 17:05
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Par Malcolm Morrison
Les titres financiers ont mené la Bourse de Toronto à des gains modestes, vendredi, quand les investisseurs ont repris confiance envers ce secteur après l'annonce de bonnes nouvelles par le géant Citigroup; les titres énergétiques ont aussi bien fait, le baril de pétrole ayant poursuivi sa glissade des derniers jours.
Les places new-yorkaises ont quant à elles connu une journée mitigée, après l'annonce des résultats de Google, Microsoft et Merrill Lynch, qui ont déçu les investisseurs.
L'indice S&P/TSX a terminé en hausse de 55,71 points, à 13 515, 96, le secteur financier s'étant engraissé de 1 pour cent après la publication des résultats de Citigroup, la plus grande banque des États-Unis.
Le titre de la Banque CIBC (TSX:CM) a pris 66 cents à 57,76 $ et celui de la Banque de Montréal (TSX:BMO) 98 cents à 45,96 $.
"Si le système financier, le système bancaire, n'inspire pas confiance, alors la bourse n'ira nulle part. Peu importe que vous déteniez des titres de l'énergie ou des mines, leur performance sera décevante", a estimé l'analyste Ian Nakamoto, de la firme MacDougall, MacDougall and MacTier.
Il a également prévenu que "l'indice semble vouloir redescendre encore un peu, la situation demeurera donc précaire".
L'indice-vedette du parquet torontois a retraité de 193 points, soit 1,4 pour cent, sur l'ensemble de la semaine. Par rapport à il y a un mois, ce recul atteint un peu plus de 10 pour cent. Il valait 15 073 points il y a à peine un mois.
La Bourse de croissance de Toronto a avancé de 15,43 points à 2298,74. Le dollar canadien a pris 0,11 cent US à 99,43 cents US, quand Statistique Canada a révélé que les ventes en gros se sont améliorées de 1,6 pour cent en mai, surtout grâce à la progression de la demande mondiale pour les produits chimiques utilisés en agriculture.
L'agence fédérale a aussi révélé que son principal indice est demeuré inchangé en juin, quand les commandes aux usines et le marché immobilier ont reculé mais que les dépenses des ménages sont demeurées robustes.
À New York, la moyenne Dow Jones a avancé de 49,91 points à 11 496,57, après avoir pris près de 500 points en deux jours. Le Nasdaq a reculé de 29,52 points à 2282,78 pendant que le S&P 500 était pratiquement inchangé à 1260,68.
Le titre de Citigroup a progressé de 1,38 $ US à 19,35 $ US, sa perte de 2,5 milliards $ US épongée au deuxième trimestre ayant été moins importante que prévu. Plus tôt cette semaine, JPMorgan Chase et Wells Fargo avaient eux aussi annoncé des résultats plus solides que ce qui était anticipé, soulageant les craintes envers les banques américaines.
Pour sa part, Merrill Lynch a perdu 4,89 milliards $ US pendant le deuxième trimestre, en raison de charges et de dépréciations atteignant près de 10 milliards $ US. Son titre a néanmoins avancé de 18 cents US à 30,91 $ US.
Le baril de pétrole a cédé 41 cents US, terminant la semaine à 128,88 $ US, en recul de près de 16 $ US, ou 11,6 pour cent, depuis la semaine dernière.
Le titre d'EnCana (TSX:ECA) a grimpé de 81 cents à 78,81 $, mais celui de Suncor (TSX:SU) a reculé de 50 cents à 55 $.
Les titres industriels ont aussi bien fait, celui de Canadian National Railways (TSX:CNR) progressant de 91 cents à 51,49 $.
Le titre de Bombardier (TSX:BBD.B) était en hausse de 8 cents, à 7,15 $, même si sa proposition de nouveaux tramways a été rejetée par la Commission de transport de Toronto. Le président de la TTC, Adam Giambrone, affirme que le concept de Bombardier "aurait déraillé dans les rues de Toronto et ils (Bombardier) auraient dû le savoir".
Les investisseurs ont aussi été déçus de la performance de Google, dont le bénéfice par action a été inférieur de 11 cents US aux attentes des analystes. Son titre a terminé à 481,32 $ US, en recul de 52,12 $ US ou près de 10 pour cent, les marchés s'inquiétant de voir le géant être rattrapé par les difficultés économiques américaines.
Le bénéfice trimestriel de Microsoft a progressé de 42 pour cent, ou 13 pour cent si on tient compte d'une charge importante enregistrée l'an dernier, en deçà des attentes de Wall Street. Son titre a fléchit de 1,66 $ US à 25,86 $ US.
Enfin, au Canada, MDS (TSX:MDS) a annoncé l'abolition de 210 postes dans ses divisions MDS Pharma Services et MDS Analytical Technologies. Si des frais de restructuration et des pertes retrancheront 20 millions $ au bénéfice net cette année, la restructuration devrait aussi engendrer des économies annuelles de 20 millions $. Le titre de MDS a cédé 15 cents à 14,44 $.

© La Presse Canadienne, 2008
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