Les autorités chinoises vont donner un grand coup de balai à partir de dimanche à Pékin, interdisant la capitale à la moitié des 3,3 millions de véhicules et fermant les usines les plus polluantes. Celles qui resteront ouvertes réduiront leurs émissions de 30 pour cent, alors que les chantiers de construction, qui génèrent beaucoup de poussière, vont être temporairement arrêtés.
L'objectif est de répondre aux inquiétudes des 10 500 sportifs du monde entier, dont beaucoup redoutent d'avoir à disputer des Jeux olympiques dans la chaleur et la pollution sévissant d'ordinaire dans la capitale chinoise.
Mais des sites flambant neufs et 40 milliards $ dépensés pour améliorer les infrastructures ne parviendront pas à dissiper totalement le smog pékinois. Une étude de la Banque mondiale montre que la Chine compte 16 des 20 villes de la planète ayant la pire qualité d'air. Par ailleurs, les trois quarts des cours d'eau traversant les zones urbaines sont interdits à la consommation ou à la pêche.
La ville a par ailleurs inauguré samedi deux nouvelles lignes de métro et une liaison ferroviaire avec l'aéroport.
Quelque 100 000 membres des forces de l'ordre sillonnent la capitale, mais il semble que le renforcement de la sécurité, une politique de visas plus stricte et une inflation du prix des chambres d'hôtel a effrayé les touristes étrangers.

© La Presse Canadienne, 2008