L'ambiance familiale domine dans la foule de spectateurs de McCartney
Le 20 juillet 2008 - 16:44
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Les familles étaient nombreuses à se presser sur les Plaines d'Abraham, dimanche, dans la foule des spectateurs de Paul McCartney.
Quelques heures avant le début du spectacle présenté dans le cadre du 400e anniversaire de la capitale québécoise, Anick Tremblay se tenait debout, aux côtés de son conjoint et sa fille, en brandissant un drapeau sur lequel elle avait écrit: "Québec aime Paul McCartney".
Ayant manqué Woodstock à cause de son âge, la résidante de Québec, âgée de 44 ans, rêvait de participer à un événement aussi symbolique.
"Paul McCartney, c'est une visite rare et c'est une occasion unique dans une vie, pour moi qui n'ai pas vu Woodstock, d'avoir un événement aussi gigantesque qui va se passer dans la paix et dans le bonheur en célébrant la ville de Québec", a-t-elle dit, au milieu des petits groupes de spectateurs pique-niquant sur des couvertures avant l'ouverture des barrières de sécurité vers le site principal.
Le spectacle est aussi pour elle une occasion de transmettre son amour pour Paul McCartney et les Beatles à la fille de son conjoint, Alissa Beaulieu, âgée de 12 ans.
"Ca vaut la peine de se donner le trouble de venir ici avec un enfant de 12 ans", a-t-elle dit.
Avec ses provisions de nourriture et d'eau, ainsi que des sacs en plastique pour se protéger éventuellement de la pluie, la famille était prête
à attendre jusqu'à ce que les spectateurs se rapprochent graduellement de la scène, vers 17h.
Malgré quelques probabilités d'averse, un soleil voilé par de légers nuages constituait encore leur principal allié.
En tout, 200 000 personnes étaient attendues au spectacle à Québec, tandis qu'à Lévis, sur la rive-sud, un écran géant devait permettre à des milliers d'autres de suivre la prestation de l'ex-Beatle.
Quelques poignées d'irréductibles sont arrivés samedi, mais la foule des spectateurs a commencé à grossir, dimanche matin sur les Plaines, dans une ambiance bon enfant où les succès de McCartney, en solo où avec le "fabuleux quatuor", étaient diffusés.
"Band On The Run", "Drive my Car" et "The Long and Winding Road" ont alterné, tandis qu'une odeur de hot dog grillé se répandait sur les Plaines.
Tous les groupes d'âge étaient représentés mais les fans de la première heure des Beatles, ainsi que les familles, semblaient dominer.
Assise sur une grande couverture avec son conjoint, sa fille et le conjoint de cette dernière, Suzanne Gadbois, une résidante de Québec de 57 ans, a affirmé que la musique de Paul McCartney lui rappelait des souvenirs.
"C'est là-dessus que j'ai dansé mes premiers slows", a-t-elle dit.
Pour son conjoint Claude Duchesneau, âgé de 54 ans, la musique des Beatles est synonyme d'une période d'émancipation.
"Ca me rappelle mes premières fréquentations, dans une période où on se libérait du clergé", a-t-il dit.
Un peu plus loin, deux adolescentes seules détonnaient un peu dans la foule.
Charlene Crook, âgée de 17 ans, et sa soeur Candice, 14 ans, étaient néanmoins venues de Toronto en famille afin de célébrer l'anniversaire de leur père, un fan de McCartney.
"On les a perdus", a dit avec amusement Charlene, au sujet de ses parents.
Deux Américains de l'Etat de New York, Terry Duffy et John McDonald, étaient pour leur part chacun venus accompagnés de leur fille de 17 ans.
Pour M. McDonald, il s'agissait d'une occasion à saisir.
"Combien de fois peut-on avoir l'occasion de voir McCartney avec ses enfants, a-t-il demandé. Ca n'arrive qu'une fois dans une vie."

© La Presse Canadienne, 2008
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