Les travailleurs d'Aleris manifestent
Les travailleurs de l'usine Aleris du secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières perdent patience.
Comme le rapporte Info 690, une dizaine de travailleurs ont tenté ce vendredi de bloquer l'accès à un camion qui tentait d'entrer sur le terrain de l'usine et qui contenait de l'azote. Les contestataires cherchaient ainsi à dénoncer le fait que les cadres de l'usine, dont la fermeture a déjà été annoncée, continuent la production. Le fait qu'aucun avis de licenciement n'ait encore été envoyé est aussi décrié par les travailleurs.
Même si la police était sur place, aucune arrestation n'a eu lieu et le tout s'est déroulé dans le calme.
Hier, jeudi, la Commission des normes du travail avait annoncé qu'elle interviendrait auprès de la direction d'Aleris pour s'assurer qu'elle se conforme à la loi, en rapport avec l'expédition de l'avis de licenciement aux 350 travailleurs. Si cette mesure n'est pas appliquée par Aleris, une procédure sera mise en place par le gouvernement pour forcer l'entreprise au respect de la loi.
Mercredi, la présidente de la CSN Claudette Carbonneau avait demandé au gouvernement Charest de forcer l'entreprise à enclencher le processus. La loi stipule que toute entreprise doit fournir un préavis de licenciement 16 semaines avant la fermeture.
Le 10 juillet dernier, les syndiqués d'Aleris avaient rejeté l'offre patronale à 80,2 %. Par la suite, Aleris avait annoncé que l'usine serait fermée.
Les employés syndiqués de la production de cette usine sont en lock-out depuis le 2 juillet dernier. Ils sont sans contrat de travail depuis février dernier.
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