La proposition risquée de Stéphane Dion d'imposer une taxe sur les émissions carboniques n'a pas propulsé le Parti libéral du Canada (PLC) au sommet des sondages politiques, mais elle semble avoir permis au chef libéral d'améliorer son image, ce dont il avait grandement besoin.
A l'occasion d'une tournée effectuée la semaine dernière dans l'est de l'Ontario afin de vendre son "virage vert", M. Dion a fait face aux critiques d'agriculteurs et de camionneurs qui redoutent qu'une taxe sur les émissions carboniques du carburant diesel les mettent sur la paille, et ce, malgré les réductions d'impôts et avantages fiscaux que propose le dirigeant du PLC en guise de compensation.
M. Dion a également entendu les mises en garde lancées par certains libéraux, qui craignent de ne pas pouvoir rendre la proposition acceptable au yeux des électeurs.
Néanmoins, le chef libéral a été loué pour avoir eu le courage de risquer un débat sur la question de la lutte contre le changement climatique,
En entrevue, M. Dion a raconté avoir rencontré plus de 4000 Canadiens et accordé plus de 100 entrevues à des représentants des médias, ces cinq dernières semaines, lors desquelles il a engagé un débat ouvert, répondu aux questions et fait face à la critique.

© La Presse Canadienne, 2009