Les jeunes libéraux sont passés à un cheveu, samedi, de recommander au gouvernement d'imposer le bilinguisme intégral à tous les enfants du primaire, de la première à la sixième année.
Après deux votes serrés et un recomptage, cependant, la proposition a finalement été battue, de justesse.
L'autre grand sujet de débat du congrès des jeunes libéraux, la hausse des frais de scolarité, a semblé moins déchirant.
Ils demandent au gouvernement de tripler les frais de scolarité, afin de mieux financer les universités et s'ajuster à la moyenne canadienne.
Si le gouvernement donnait suite à leur requête, les étudiants devraient, approximativement, débourser 6000 $ par année scolaire au lieu de 2000 $ actuellement pour fréquenter l'université.
L'aile jeunesse du parti de Jean Charest, réunie à Sherbrooke tout le week-end, s'est donc rangée derrière la proposition audacieuse et controversée de son exécutif.
Même constat pour la proposition visant à favoriser la maîtrise de l'anglais dès l'enfance. A défaut d'imposer le bilinguisme durant tout le cours primaire, la commission-jeunesse demande donc au premier ministre d'obliger tous les enfants de sixième année à passer la moitié de leur année scolaire en immersion anglaise totale.
Si cette suggestion était retenue, l'apprentissage de toutes les matières se ferait donc uniquement en anglais, durant l'un ou l'autre des deux semestres de la sixième année du primaire.
Année après année, la maîtrise de l'anglais s'impose comme une préoccupation centrale des jeunes libéraux. Ce sont eux qui avaient exhorté (et convaincu) le gouvernement de rendre obligatoire l'apprentissage de l'anglais dès la première année du primaire.
Ce sont également eux qui sont à l'origine du dégel graduel, décrété en 2007, des frais de scolarité.

© La Presse Canadienne, 2008