Des hauts fonctionnaires des ministères de la Santé et de l'Industrie siègent aux côtés de puissants groupes de pression de l'industrie des télécommunications au sein d'un comité de santé chargé d'évaluer les normes de sécurité de l'utilisation de téléphones cellulaires, selon le quotidien Toronto Star.
Un porte-parole d'Industrie Canada _ qui, tout comme Santé Canada, est représenté au sein de l'Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS) _ a affirmé que son représentant du gouvernement siégeait au comité uniquement en tant qu'intermédiaire.
Mais la présence de tels entremetteurs inquiètent quant aux influences que peut subit le gouvernement d'Ottawa. Sans compter le poids que peut représenter l'industrie des télécommunications, dont les profits d'exploitation ont dépassé pour la première fois le milliard de dollars, au Canada, en 2006.
L'association se penche sur la sécurité pour la santé des téléphones cellulaires, un débat qui dure depuis longue date. Les récentes déclarations des agences de santé et des différents ordres de gouvernement témoignent du désaccord qui règne sur la question.
L'ACTS, qui réunit 150 membres, compte parmi les plus importants groupes de lobbys d'Ottawa. L'association rassemble des gros joueurs comme Research in Motion et les administrations canadiennes des compagnies Sony, Nokia, Sanyo, Motorola et Samsung.

© La Presse Canadienne, 2008