L'aviation civile australienne a annoncé dimanche l'ouverture d'une enquête après une série d'incidents sur plusieurs avions de la compagnie nationale Qantas.
L'ouverture de cette enquête par l'Autorité de sécurité de l'aviation civile (CASA) intervient au lendemain de l'incident survenu à un Boeing 767 de la compagnie, contraint samedi de faire demi-tour et d'atterrir à Sydney en raison d'une fuite hydraulique. Il n'y a pas eu de blessés parmi les occupants de l'appareil, dont 200 passagers.
"Nous n'avons pas de preuves attestant de problèmes au sein de Qantas, mais nous jugeons prudent et sage d'enquêter avec une équipe spéciale et de regarder diverses questions de fonctionnement", a déclaré Peter Gibson, porte-parole de la CASA.
L'enquête, qui doit durer deux semaines, doit déterminer si toutes les procédures et systèmes de sécurité fonctionnent et sont correctement appliquées. "Cette enquête ne nous pose pas de problèmes. La CASA a déclaré ne pas disposer d'indices suggèrant que les normes de sécurité de Qantas se seraient dégradées", a commenté David Cox, chargé du contrôle des équipements de la compagnie. L'enquête, a-t-il estimé, confirmera la qualité de la maintenance et la sécurité de la compagnie, qui a fait sa renommée dans le monde.
Cette image a été écornée par une série d'incidents survenus en l'espace d'une semaine. Le plus spectaculaire, le 25 juillet, a été l'atterrissage d'urgence, à Manille, d'un Boeing 747 avec un énorme trou dans le fuselage, provoqué selon les premiers éléments de l'enquête par l'explosion d'une bouteille d'oxygène de secours dans la soute. Il n'y a pas eu de blessés parmi les 346 passagers et 19 membres d'équipage.
Quelques jours plus tard, le 29 juillet, un autre avion de Qantas assurant un vol intérieur a dû rebrousser chemin en raison d'un problème de fermeture d'une trappe du train d'atterrissage. Et samedi, un Boeing 767 assurant la liaison Sydney-Manille a dû faire demi-tour en raison d'une fuite de liquide hydraulique sur une des ailes. Ces incidents n'ont pas fait de victimes.

© La Presse Canadienne, 2008