Quebecor a enregistré un bénéfice net de 57,3 millions $ au 2e trimestre
Le 5 août 2008 - 16:50
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Alors que les résultats de Vidéotron ont une fois de plus propulsé ceux de Quebecor (TSX:QBR.B) au deuxième trimestre, c'est le secteur des livres et des disques du groupe qui soulève des préoccupations.
Au cours de la période terminée le 30 juin, la division livres de Quebecor Media a vu ses revenus plonger de 27,1 pour cent, alors que le chiffre d'affaires de la chaîne Archambault a chuté de 18,9 pour cent. Globalement, les ventes du secteur ont totalisé 63,7 millions $, en baisse de 18 millions $ par rapport à l'année dernière.
Plusieurs raisons expliquent la dégringolade, selon l'entreprise montréalaise: la perte de contrats en vertu desquels deux éditeurs indépendants faisaient distribuer leurs ouvrages par Quebecor, une diminution des ventes dans le domaine scolaire, la régression du nombre de nouveaux albums de musique en production et un recul de la vente au détail de produits musicaux.
Le Québec souffre moins du rétrécissement du marché de la vente d'albums que le reste du Canada, mais enregistre tout de même une baisse, a noté mardi le chef de la direction financière de Quebecor, Louis Morin, au cours de la téléconférence tenue pour commenter les résultats financiers.
Avec le retour de l'émission Star Académie, à l'hiver 2009, "nous nous attendons à de grosses cotes d'écoute (au réseau TVA, contrôlé par Quebecor) et à de grosses ventes de musique", a lancé le président et chef de la direction de l'entreprise, Pierre Karl Péladeau.
Les profits bondissent
Au deuxième trimestre, Quebecor a engrangé des profits nets de 57,3 millions $ (88 cents par action), en hausse de 32,6 pour cent par rapport aux 43,2 millions $ (66 cents par action) dégagés pendant la même période de l'année dernière. Les analystes sondés par la firme Thomson Financial tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 59 cents.
Quant au chiffre d'affaires, il a crû de 15,6 pour cent pour s'établir à 942,3 millions $.
Comme c'est le cas depuis plusieurs trimestres, la croissance de Quebecor est surtout attribuable à Vidéotron. Les revenus du câblodistributeur ont progressé de 20,3 pour cent pour s'établir à 447,5 millions $ au deuxième trimestre. Le bénéfice d'exploitation a suivi: il a atteint 182,2 millions $, en hausse de 25,1 pour cent.
Vidéotron a continué d'accroître sa clientèle en télédistribution (+0,5 pour cent), dans l'Internet par câble (+2,4 pour cent), en téléphonie par câble (+7,4 pour cent) et en téléphonie sans fil (+9,4 pour cent). Le revenu mensuel moyen par abonné a bondi de 16,6 pour cent pour atteindre 81,59 $.
Pour la première fois, le nombre des abonnés à la télévision numérique Illico (830 500) a dépassé celui des abonnés à la télédistribution analogique (829 500). Vidéotron n'entend pas pour autant délaisser l'analogique pour le moment.
Téléphonie sans fil
Pierre Karl Péladeau s'est par ailleurs dit "extrêmement satisfait" de l'issue des récentes enchères du spectre menées par Ottawa, qui ont permis à Vidéotron d'acquérir des fréquences de téléphonie sans fil de troisième génération dans toutes les régions du Québec, dans l'Est ontarien et dans la région de Toronto, au coût total de 555 millions $.
"Contrairement à tous les autres principaux marchés canadiens, où au moins deux nouveaux opérateurs de sans fil se feront concurrence pour les abonnés, Vidéotron sera le seul nouveau joueur au Québec", s'est réjoui M. Péladeau, en soulignant que la situation allait vraisemblablement permettre à Quebecor de toucher des revenus d'itinérance provenant d'autres opérateurs.
L'entreprise entend se servir de son propre réseau de téléphonie sans fil comme d'un nouveau canal de distribution pour le contenu produit par d'autres filiales (TVA, CanoJe, journaux, etc.). A l'heure actuelle, Vidéotron est tributaire du réseau cellulaire d'un concurrent, Rogers (TSX:RCI.B), dont elle revend le service sous sa bannière.
Au deuxième trimestre, le secteur des journaux a enregistré un chiffre d'affaires de 307,5 millions $, en hausse de 27,2 pour cent, et un bénéfice d'exploitation de 72,6 millions $, en progression de 32,7 pour cent. La croissance s'explique surtout par l'acquisition de la chaîne ontarienne Osprey Media, l'année dernière. Les revenus des quotidiens gratuits ont cr de 34,6 pour cent, ce qui a contribué à faire reculer les pertes d'exploitation de ces publications de 32,6 pour cent.
Quebecor détient 54,7 pour cent de Quebecor Media, le reste appartenant à la Caisse de dépôt et placement du Québec.
En janvier, Quebecor a cessé d'inscrire à ses livres les résultats de l'imprimeur commercial Quebecor World (TSX:IQW), qui est actuellement en cours de restructuration sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
Le titre de Quebecor a clôturé mardi à 24,50 $, en baisse de un cent, à la Bourse de Toronto.

© La Presse Canadienne, 2008
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