Zone 3 et Télé-Québec poursuivis
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| Le quiz « «Bluff» sera en ondes à Télé-Québec en septembre. |
La boîte de production Zone 3 et Télé-Québec sont accusés de plagiat dans une requête en injonction déposée vendredi dernier en Cour supérieure. Deux concepteurs télé disent avoir présenté à Zone 3 un projet d'émission identique au quiz «Bluff», un jeu qui sera diffusé à Télé-Québec à compter du 12 septembre.
Marc Laurin et Simon Guitard ont présenté un projet en «tous points identique» à l'émission «Bluff» à Zone 3, rapporte La Presse. La boîte de production se serait appropriée l'idée pour ensuite la soumettre à Télé-Québec. Les deux concepteurs demandent l'arrêt de la promotion et l'annulation de la diffusion du quiz. Ils réclament également 150 000$ en dommages et intérêts.
En 2006, Laurin, professeur de théâtre, et Guitard, comédien, auraient envoyé un projet de jeu basé sur les connaissances générales et inspiré du poker à quatre producteurs, rapporte Le Journal de Montréal. Seul Zone 3 enverra une réponse aux deux hommes, réponse qui s'avérera négative.
Au printemps, ils ont appris par hasard l'entrée en ondes à l'automne du quiz «Bluff» à Télé-Québec cet automne.
Marie-Christine Trottier animera l'émission tandis que le comédien Antoine Bertrand agira comme analyste. Mathieu Paiement, étudiant de niveau supérieur en histoire à l'UQAM et fils du producteur Jean-Pierre Paiement de Zone 3, aurait conçu «Bluff».
«À part quelques modifications mineures, comme le nombre de joueurs et les sommes en jeu, leur quiz semble identique à celui de mes clients», a dit l'avocat des deux plaignants, Me Rino Soucy, à La Presse. Une mise en demeure a donc été envoyée à Zone 3 et à Télé-Québec.
«Nous avons pris connaissance vendredi dernier de leur projet. Selon notre analyse, les deux sont très différents», a quant à lui indiqué le chef des relations publiques et de presse du diffuseur, Pierre Sheridan, à La Presse. Télé-Québec n'a pas voulu faire part des différences entre les deux jeux, réservant ses arguments pour le tribunal, précise le quotidien.
La requête en injonction temporaire devait être entendue vendredi. Elle a été remise à demain (mardi). Si le juge accepte cette requête, il aura dix jours pour se prononcer sur l'injonction interlocutoire, indique La Presse. Si le magistrat accepte cette dernière, une décision quant aux dommages et intérêts réclamés par les deux concepteurs viendra au cours des mois suivants.

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