«Le Banquet»: rencontre avec des artisans d'un film troublant
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| Alexis Martin dans une scène du film «Le Banquet». |
Sébastien Rose réalise «Le Banquet», un film sombre sur une jeunesse en difficulté et sur les adultes qui n'ont pas su lui venir en aide. Le scénario, dont l'action se déroule en majeure partie dans le milieu universitaire, a été écrit par le cinéaste et Hubert-Yves Rose, son père. Lecinéma.ca a rencontré certains artisans du long-métrage: le réalisateur ainsi que les comédiens Alexis Martin et Raymond Bouchard.
Le film
Est-ce que chacun peut trouver sa place au soleil dans notre société? Dans une ville où les valeurs se perdent, que transmet un père à sa fille, un professeur à ses étudiants, un leader étudiant à ses troupes? L'école est-elle toujours ce lieu où se trouvent les amis, la connaissance et l'espoir? Professeur aussi passionné que désabusé, Bertrand (Alexis Martin) est projeté dans une situation qui confronte toutes ses craintes. Jean-Marc, le recteur joué par Raymond Bouchard, n'a qu'une idée en tête : étouffer la contestation étudiante et développer toujours plus son université. Louis-Ferdinand, leader étudiant campé par Frédéric Pierre, est tiraillé entre son cœur et sa tête, les aspirations des étudiants et les siennes. Natacha (Catherine De Léan) veut refaire sa vie, mais très vite, son passé la rattrape, et sa seule bouée est de confronter son père. Gilbert, âme perdue, fréquente l'université sans vraiment savoir pourquoi. Quand il trouvera, ce sera trop tard. Benoît McGinnis interprète ce personnage inquiétant.
Pierre-Antoine Lasnier, Julie McClemens, Sharon Ibgui et Yves Jacques complètent la distribution. Paul Ahmarani y tient également un petit rôle.
Le réalisateur
Sébastien Rose a écrit «Le Banquet» en compagnie de son père Hubert-Yves. Dans le film, on semble avoir droit à des points de vue issus de deux générations. «Oui, probablement. Il est vrai que d'écrire avec quelqu'un d'autre, dans ce cas-là c'est mon père, c'est plus enrichissant. C'est ce que j'aime de l'écriture à deux. On se relance constamment. J'écris une scène. Je la fais lire tout de suite et j'ai immédiatement des commentaires. C'est ça que j'ai fait avec mon père (…). J'écrivais chez lui. J'étais au deuxième étage et il était au premier. On s'envoyait des scènes par courriel. On se faisait des commentaires et on les améliorait au fur et à mesure. C'est un film qui, finalement, est né de beaucoup de discussions et de réflexions… Après, est venue une histoire», raconte le réalisateur.
Sébastien Rose a déjà enseigné. Son expérience l'a-t-il inspiré en vue de son film? «J'ai enseigné. Mon père a enseigné. J'ai d'ailleurs enseigné à Québec, au Collège François-Xavier-Garneau. C'était super. Oui, l'enseignement c'est quelque chose qui me préoccupe beaucoup», répond-il.
Le roman «Germinal», d'Émile Zola, a beaucoup inspiré le réalisateur, dit-il. L'action se déroule lors d'une grève provoquée par la réduction des salaires. «Mon film traite de quatre personnages qui abandonnent momentanément leurs principes et ils doivent payer pour (…) et tout converge dans ce banquet-là», explique Sébastien Rose. Le drame survenu à l'Assemblée nationale en 1984 et qui impliquait le caporal Denis Lortie a aussi inspiré le cinéaste.
Sans dévoiler le dénouement de l'histoire, «Le Banquet» se terminera par un terrible drame.
«Le Banquet» sera servi dans les salles de cinéma du Québec à compter du 29 août.
Lisez la version intégrale de cette entrevue sur notre site partenaire Lecinéma.ca.

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