La «Grosse vie» de Normand
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| Normand Brathwaite, vedette de la nouvelle série «Grosse vie». |
Radio-Canada aura, dès septembre, quelques nouvelles comédies à son antenne dont celle mettant en vedette Normand Brathwaite, «Grosse vie». Le concept a été développé pour Normand, avec Normand. Mais détrompez-vous, on ne parle pas ici de téléréalité, ou même d'une inspiration de la vie de… Les producteurs ont tenu à préciser que c'était plutôt «une pastiche de la vie publique de Normand Brathwaite».
«Dans l'émission, je ris de moi-même, du côté de ma vie que vous connaissez. Mais ma vraie vie ce n'est pas ça, vous ne la connaissez pas» soutient le principal intéressé.
Ce n'est pas la «vraie vie de Normand» mais ça lui ressemble…
Écrit par Martin Forget, avec Claude Maher en tant que conseiller à la scénarisation et Pierre Lord à la réalisation, «Grosse vie» est produit par Sylvie Roy et Luc Wiseman d'Avanti Ciné Vidéo.
L'intrigue
Dans «Grosse vie», Normand (Normand Brathwaite) est une «grosse vedette riche» de la télévision qui ne fait que travailler jusqu'à….ce qu'il «pète les plombs» lors de l'animation d'un gala télé. Il en a marre et désire prendre une pause professionnelle «afin de retrouver les vraies valeurs et, notamment, s'occuper de sa famille». Sa femme Nathalie (Sophie Prégent), qui souffre à imaginer le compte en banque de son mari dégringoler, et son fils Rudy (Jean-François Harrisson), issu d'un premier mariage et éternel étudiant sans préoccupations («Pourvu qu'il me paie mon voyage de ski en Suisse!»), convainquent le patriarche de consulter un psychologue.
Le hic? Sa psy (Édith Cochrane) fait de la «projection» : c'est elle qui confie ses troubles à Normand et celui-ci est donc contraint à devenir l'oreille attentive.
Ajouter à tout ça une mère (Rita Lafontaine) distante et légèrement exécrable ainsi qu'un agent (Gilles Renaud) «toujours présent», passablement manipulateur (Il planifie une conférence de presse, sans en informer Normand, question de calmer les esprits suite au fiasco de celui-ci au gala) mais infiniment dévoué à son protégé et sa carrière.
Fait cocasse: Rita Lafontaine a appris qu'elle tiendrait le rôle de la maman en le lisant dans les journaux. Normand Brathwaite voulait tellement qu'elle accepte le rôle qu'il l'a confrontée à un fait accompli…
Autre fait amusant. Le personnage de Rita Lafontaine est celui qui ressemble le plus à «la vraie personne». Normand Bathwaite rigole: «Ma mère ne veut jamais me parler au téléphone ni me voir. Lors de la dernière Fête des mères je voulais l'emmener au restaurant…mais elle a refusé me disant qu'elle ne voulait pas s'habiller!»
Une petite perle…mais qui?
Lors du visionnement, ce sont les épisodes un et trois qui nous ont été présentés. Pourquoi pas un et deux? Parce que le premier épisode sert à introduire les personnages et dès le troisième, on entre dans le développement de l'intrigue et les personnages sont déjà bien cernés.
L'humour est typique des «sitcoms» québécois des dernières années. Dans les épisodes visionnés, les blagues sont prévisibles. Les quelques blagues imprévisibles et surprenantes étaient les meilleures et ont reçu le plus de rires de la part des journalistes présents. Le jeu des acteurs est excessif, ose-je écrire vaudevillesque... Mais cette formule a souvent été «gagnante» au Québec par le passé!
Aux dires de la production, lors des enregistrements devant public des premiers épisodes, les rires étaient au rendez-vous dès le début. Donc aucun usage de «rires en cannes» pour la télédiffusion. Fait exceptionnel selon les producteurs: généralement, on doit utiliser de «faux rires» pour les premiers quelques épisodes, le temps que le public s'adapte aux personnages et leur humour…
Inévitablement, le public aura le dernier mot.
Par contre, il y a une petite perle dans cette épopée: la jeune comédienne Catherine Faucher campant le rôle de la fille de Nathalie (Sophie Prégent). Bien qu'elle soit relativement inconnue sur nos écrans (rôles secondaires dans les films «Aurore» et «Borderline»), son jeu est étonnamment exemplaire: sans exagérer, elle livre ses lignes avec assurance et une certaine subtilité. De par son interprétation soutenue et simple, elle était la comédienne la plus réaliste et conséquemment, tout simplement drôle.
Vous avez dit Jutra?
Lors d'une table ronde de questions, Normand (le vrai, pas le personnage!) s'est échappé: c'est officiel, il n'animera pas la prochaine cérémonie des Jutra en 2009. «Merde, maintenant tout le monde va vouloir me parler de ça…»

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