Les films québécois sont peu rentables
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| Malgré son succès, «Bon Cop Bad Cop» ne fut pas rentable. |
En commission parlementaire cette semaine, le président de la SODEC Jean G. Chaput a affirmé que les films québécois étaient peu rentables. Même si «Bon Cop Bad Cop» fut un succès monstre au cinéma, le long-métrage n'a toujours pas été payé au complet. Il reste encore une note de cinq millions $ à régler.
Le dernier rapport du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, critiquait la gestion de la SODEC. M. Chaput s'est donc présenté devant les députés de la commission de l'administration publique pour y répondre.
Selon le Journal de Montréal, une partie du débat fut consacrée au manque d'investissement de la part des producteurs dans les longs-métrages. Un producteur investit en moyen 3% dans un film québécois.
Au Québec, un film coûte en moyen 3,1 millions $, selon les chiffres avancés à la commission. La plupart du financement provient des institutions publiques et des crédits d'impôt.
«On sait qu'un film au Québec n'est pas rentable. Un exemple: "Bon Cop Bad Cop". Il reste encore cinq millions à payer, donc il n'est pas payé. Ce n'est pas rentable, à moins qu'il ait une carrière internationale extrêmement longue», a dit M. Chaput dont les propos sont cités par le quotidien.
Ce dernier ne sait pas combien d'argent supplémentaire les producteurs devraient investir pour rendre les films plus rentables.
«Pour qu'un film soit rentable pour les investisseurs, il faut qu'il fasse trois fois son budget. C'est évident que le film est toujours en dette envers ses investisseurs, dont je fais moi-même partie», a répondu de son côté Kevin Tierney, le producteur de «Bon Cop Bad Cop».
Source: Journal de Montréal.

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