Nicola Ciccone: le raconteur d'histoires (entrevue)
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| Le chanteur Nicola Ciccone. |
Nicola Ciccone lance un cinquième album intitulé «Storyteller». Il s'agit d'un premier disque en anglais pour le chanteur trilingue, un artiste qui se voit comme un raconteur d'histoires. Showbizz.net a discuté avec lui.
L'album
Né au Québec dans une famille modeste d'origine italienne, Nicola Ciccone a tout d'abord appris l'anglais avant d'apprendre le français. Il se décrit comme venant d'un milieu multiculturel. À 12 ans, c'est en anglais que le garçon commence toutefois à écrire ses premières chansons.
Dans ses tiroirs, il avait des morceaux en français et d'autres dans la langue de Shakespeare. «J'ai décidé de me donner un coup de pied dans le derrière et de sortir un album en anglais», dit-il au téléphone. Pour l'artiste qui comptait quatre disques en français à son actif, on peut dire qu'il s'agit d'une espèce de retour aux sources.
Pour certains artistes bilingues, écrire en français est une aventure totalement différente que de composer en anglais. Ciccone n'y voit pas vraiment de différence sauf qu'il admet que d'écrire en anglais est un peu plus facile puisqu'il a appris cette langue en premier.
«Ce sont mes personnages qui décident de mes chansons. Ce sont comme des histoires ou des petits films avec un début, une fin, des personnages et un dénouement», explique l'artiste.
Ainsi, le début de la chanson «Ordinary Man», «I was just an ordinary man, living my life with a ordinary plan», s'était imposé de lui-même en anglais au son de la mélodie que Ciccone avait en tête. Pour lui, cette pièce est d'ailleurs un morceau «simple qui traite d'un homme ordinaire qui touche l'extraordinaire. Elle parle de la quête que nous avons tous: celle du bonheur, celle de l'amour», dit-il.
Ciccone aime raconter des histoires: «Ça vient de mon père (…). Mon père racontait toujours des histoires (…). Il possédait un talent de conteur. Je voulais être comme lui.»
Sur cet album, Ciccone privilégie des «textes simples, les mélodies et la voix», qui est en avant-plan. Peter Ranallo et le chanteur ont réalisé l'album. Les musiques servent plutôt d'accompagnement à la voix, qui est bien mise en valeur.
«"Bambolina", une ballade, est peut-être ma chanson la plus intime. C'est une berceuse chantée en italien et en anglais», ajoute le chanteur au sujet de son disque.
«Storyteller» s'appuie sur divers styles musicaux: de la ballade en passant par le folk au rock à un style presque lyrique. «C'est la chanson qui décide de la musique. "Little Girl" (le premier extrait), par exemple, est l'une des plus vocales (sic). J'y pousse ma voix le plus.»
On y retrouve douze compositions et une reprise de la célèbre «Me And Bobby McGee» de Kris Kristofferson et Fred Foster, une pièce popularisée par Janis Joplin. Ciccone a aussi choisi de reprendre en italien sa chanson «Novembre», qu'il avait chantée en français. «J'étais trop attaché à elle. Je ne voulais pas la mettre de côté lors de la nouvelle tournée. C'est sûr que l'on fera "Chanson pour Marie" ou "J't'aime tout court" mais (j'ai refait) "Novembre" pour pouvoir la chanter en spectacle», dit-il.
Parlant de spectacles, Ciccone se produira au Casino de Montréal du 29 octobre au 16 novembre. Il va ensuite présenter une cinquantaine de concerts au Québec à l'hiver et au printemps. Il compte y livrer une dizaine d'extraits du nouvel album et une dizaine de ses succès francophones. Il promet à ses fans un spectacle totalement renouvelé avec de nouveaux monologues qu'il est présentement en train d'écrire.
L'étranger?
Avec ce premier disque en anglais, Ciccone compte-t-il tenter sa chance dans le reste du Canada ou à l'étranger?
Le chanteur répond qu'il voit à l'aspect artistique et créatif de l'album. Il dit cependant compter sur une équipe qui «fait des plans». «Je leur laisse faire leur job», ajoute-t-il.
Une éventuelle carrière internationale repose donc entre les mains de son entourage professionnel.
L'ADISQ
Cette année, Nicola Ciccone est en lice pour l'obtention de deux trophées au gala de l'ADISQ: celui d'Interprète masculin de l'année et celui de la Chanson populaire de l'année pour «Chanson pour Marie».
«C'est super touchant! Ces prix sont choisis par le public. Lorsque des prix sont remis par l'industrie, (c'est plaisant) mais ça l'est encore plus lorsqu'ils viennent du public. C'est tout un encouragement. Ça fait un méchant beau velours», conclut-il.
Internet: www.nicolaciccone.com.

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