- Outils
- Commentez (0)
- Envoyer à un ami
- Imprimer

L’Halloween ne rime pas seulement avec les Freddy, Jason et autres Chucky. Entre la franchise de John Carpenter, celle des «Saw» et le chef-d’oeuvre «The Shining» de Stanley Kubrick, de nombreux films horrifiques attendent seulement d’être découverts. Quelques suggestions pour une Halloween qui sort des sentiers battus.
A Tale of Two Sisters de Kim Jee-woon : Plus futé que tous les Shyamalan, ce suspense sud-coréen où se côtoient les fantômes et les sursauts de la mort est facilement le meilleur film d’horreur des dernières décennies : une histoire tristounette sur l’enfance, une finale mémorable, une trame sonore à se procurer de toute urgence, un soin constant apporté aux détails et une interprétation époustouflante. Et dire qu’Hollywood est allé bousiller leur traditionnelle reprise…
The Haunting de Robert Wise : Justement, puisqu’on aborde le sujet des remakes, si quelqu’un prend la peine d’en faire une nouvelle version, c’est que l’original doit valoir le détour, non? C’est le cas du surprenant effort thaïlandais «Shutter», du culte britannique «The Wicker Man» et du fabuleux «The Haunting» qui n’a rien à voir avec l’horrible version qui mettait en vedette Liam Neeson. Marcher dans une maison hantée n’aura jamais été aussi inquiétant.
Behind the Mask de Scott Glosserman : Un peu à la façon de Wes Craven dans ses «Scream», ce faux documentaire déterre l’essence du long métrage qui fait frissonner en suivant un jeune héros innocent sur les pas de Michael Myers et de Jason Voorhees. Un essai diablement intelligent et tendu qui rappelle qu’entre fiction et réalité, il n’y a parfois qu’un pas. Qu’un maniaque peut franchir allègrement sans crier gare.
Shivers de David Cronenberg : Précédent ses légendaires «Videodrome» et «The Fly», David Cronenberg avait la réputation d’être le maître de l’horreur canadien, et ça serait bien de redécouvrir son travail qui ne lésine pas sur les critiques sociales. «Rabid», «The Brood» et le jouissif «Shivers» qui a été tourné sur l’ÃŽle-des-Soeurs de Montréal. De quoi rendre paranoïaque lorsque notre corps n’est pas tout à fait conforme à celui qui s’affiche dans le miroir.
Night of the Hunter de Charles Laughton : Des enfants en danger, il n’y a rien de mieux. Tout aussi mythique que «The Exorcist» émane cette allégorie où le plus grand vilain du septième art – un prédicateur! – tente de faire la peau à de pauvres orphelins. D’une très grande beauté formelle, ce ravissement donne son lot de sueurs froides, surtout lorsque apparaît à l’écran l’inoubliable Robert Mitchum.
Exte : Hair Extensions de Sion Sono : Tout et n’importe quoi peut servir à tuer quelqu’un. Mais des cheveux? Voilà certainement le meurtrier le plus singulier et insoupçonnable à voir le jour. Cette prémisse, ridicule mais drôlement efficace, est assurée par la vision unique du créateur des énigmatiques «Suicide Club», «Strange Circus» et «Love Exposure». Un grand massacre est à prévoir et il n’épargnera surtout pas les personnes chauves.
The Cabinet of Dr. Caligari de Robert Wiene : Cela aurait très bien pu être «Vampyr», «Nosferatu» ou «Bride of Frankenstein». Seulement un de ces vieux films en noir et blanc qui, malgré le poids des années, ne se veulent jamais poussiéreux. Bien au contraire. En plus d’une formidable leçon de cinéma, place à la naissance de l’horreur vive, celle qui se veut à la fois poétique et cauchemardesque.
Cure de Kiyoshi Kurosawa: Le travail du cinéaste Kiyoshi Kurosawa en est un de suggestion. Que ce soit dans «Cure», «Seance», «Pulse» ou «Retribution», il fracasse continuellement le monde des morts et des vivants pour créer un purgatoire malsain. Maniant les crimes les plus odieux et la mélancolie, la raison et les esprits, son travail s’apparente à celui de David Fincher à l’époque de «Seven», avec une pincée supplémentaire de surnaturel.
LA GALERIE DE PHOTOS:
- A Tale of Two Sisters
- The Haunting
- Behind the Mask
- Shivers
- Night of the Hunter
- Exte-Hair Extensions
- The Cabinet of Dr. Caligari
- Cure
- Repulsion
- Near Dark


Showbizz.net








