

La saison estivale des suites se poursuit avec «The Hangover Part II», une copie presque conforme de l’original qui se déroule cette fois-ci en Thaïlande. Peu importe que la recette soit pratiquement la même, les fous rires sont toujours au rendez-vous.
Ce n’est pas tout le monde qui apprend de ses erreurs. Dépêchés à Bangkok pour assister au mariage de Stu (Ed Helms), Phil (Bradley Cooper) et Alan (Zach Galifianakis) passent une nuit d’enfer. À tel point que les trois hommes se réveillent au matin en ayant tout oublié. Ils devront se dépêcher à se rappeler du fil des évènements, car les problèmes ne tardent pas à survenir.
«The Hangover» était le succès-surprise de 2009. Cette petite comédie sans prétention interprétée par des comédiens généralement inconnus a triomphé au box-office. Il était donc normal de voir la suite arriver le plus rapidement possible. Ce deuxième volet reprend sensiblement la même formule : une nuit de débauche, une course contre la montre à travers la ville pour découvrir ce qui s’est passé, des ennuis à la tonne, un animal surprenant et même Mike Tyson, jusqu’à l’hilarant générique de fin qui comporte des photographies inédites de l’aventure nocturne.
Rien de nouveau sous le soleil, cette variation sur les mêmes thèmes n’est pas aussi drôle et surprenante que la précédente. Cela n’empêche pas de prendre un malin plaisir au sein de cette quête sans queue ni tête réglée au quart de tour. Le réalisateur Todd Phillips est un expert pour faire rire («Due Date», «Old School», «Road Trip») et il y arrive avec sa mise en scène sans temps mort et son scénario d’une simplicité déconcertante qui ne manque pas de rebondissements et de scènes cocasses, qui varient entre absurdités totales (les séquences où apparaît le singe) et mauvais goût assumé (le retour de Monsieur Chow avec un Ken Jeong qui s’en donne à coeur joie).
Personne n’a touché au noyau des personnages qui est certainement l’élément le plus important de cette farce. La grande complicité entre les acteurs est palpable et cela se reflète aisément à l’écran. Zach Galifianakis ressemble davantage à un schizophrène sympathique et sa façon de se mettre le pied dans la bouche force l’admiration. Ed Helms a pris de l’assurance depuis la dernière croisade et Bradley Cooper maîtrise totalement cet art d’humour pince-sans-rire. La distribution est complétée par un Paul Giamatti qui est malheureusement sous-utilisé.
Bien que le filon commence à s’épuiser, «The Hangover Part II» arrive à mettre de bonne humeur avec son irrévérence et son ton outrancier. Un peu comme dans les «Weekend at Bernie’s», même quand ce n’est pas toujours drôle, le spectateur finit par rire, ce qui, dans ce genre d’exercice, est plutôt bon signe. Avec de la chance, le troisième apportera un souffle nouveau au récit.
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