

Par Frédéric Mailloux.
Avec son premier album solo, David Giguère lève l’étendard d’une chanson francophone bien à lui pour que tous se rendent compte de sa présence unique.
À la frontière entre la nouvelle chanson francophone – pensez Pierre Lapointe, Albin de la Simone et autres consorts – et l’électro-pop manière Ariane Moffatt – incidemment directrice artistique de Hisser Haut – la proposition artistique de David Giguère surprend.
Elle surprend tout d’abord par sa langue à la fois recherchée et familière, sans que la dichotomie entre les deux ne dérange l’auditeur, fait d’armes s’il en est un. Elle surprend aussi par le juste équilibre entre les différents éléments musicaux apportés à la table. Excellent travail de réalisation de Pilou (DJ Champion, Ariane Moffatt, Electrik Bones) sur cet album : les chansons respirent, groovent, suintent et livrent la marchandise.
On retrouve une certaine parenté avec la défunte Patère Rose, parenté encore plus évidente lorsqu’on entend la voix de Fanny Bloom sur Permettez-moi. Un album sensible, plus doux que dur – la présence de voix féminines tout au long y est surement pour quelque chose – qui synthétise en 13 pièces la vie d’un jeune créateur, ses peurs, ses amours et ses aspirations.
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