

Que de la cérémonie.
La chanteuse Florence Welch n’a cessé de gagner des fans à sa cause depuis la parution de son premier album, Lungs, en 2009. En concert, elle est sublime. On se rappelle encore d’un spectacle mémorable donné au défunt Cabaret de Montréal le 1er novembre 2009. On ne connaît pas encore la date de sa prochaine visite au Québec, mais on a bien hâte.
Tout ça pour dire que Ceremonials était attendu avec impatience. Alors, à la hauteur ou en deçà des attentes? On penche (malheureusement) pour la deuxième partie de la question. Ce n’est pas que Ceremonials n’est pas bon, au contraire, bien des chansons nous remuent et vont faire un malheur sur scène. On pense notamment à Heartlines, Leave My Body, No Light, No Light ainsi qu’aux trois dernières du disque, Shake It Out, Spectrum et l’excellente What The Water Gave Me. C’est grandiloquent, il y a beaucoup de choeurs de style «chorale» et Florence personnifie désormais la grande prêtresse de l’univers pop, un peu comme le faisait Kate Bush à une autre époque.
Cependant, ce qui déçoit, c’est l’absence de morceaux plus crus, plus «punk», comme Kiss With A Fist ou Girl With One Eye, qui figuraient toutes deux sur Lungs. Comme si Miss Welch avait insisté pour n’offrir, ce coup-ci, que des Rabbit Heart. Dommage, car le côté rock apportait une saveur supplémentaire au charme de Florence + the Machine. Ceci dit, Ceremonials demeure un fort bon produit.
Ce concours n'existe pas ou est terminé.