
Une plage sur laquelle on s’abandonne au son des gorilles.
Nul doute que Gorillaz est l’un des plus beaux projets musicaux des années 2000, le premier groupe « virtuel » à connaître un véritable succès planétaire. Un album de Gorillaz n’est jamais ennuyant (même ses compilations de remix et de faces B sont intéressantes) et Damon Albarn, alias 2D, réussit immanquablement à recruter des stars inusitées pour les chansons et même les clips de Gorillaz (Bruce Willis tient la vedette dans la vidéo de Stylo).
Plastic Beach est seulement le troisième album de chansons originales de Gorillaz, qui existe depuis l’an 2000. Les attentes étant toujours très élevées envers ce projet aussi peu banal, on se demande à tout coup ce qu’Albarn (et son acolyte, le designer Jamie Hewlett) nous réserve comme surprise. Ici, c’est l’omniprésence de synthés et un vague message écolo; il est souvent question de « plastique ». Aussi, la voix d’Albarn, figure de proue des gorilles, ne se fait pas entendre avant la quatrième plage! Étonnamment, c’est plutôt la voix de Snoop Dogg qu’on entend en premier, l’un des nombreux invités avec Mos Def, Bobby Womack, De La Soul (qu’on avait déjà entendu sur le tube Feel Good Inc. ), Mark E. Smith de The Fall (offrant la contribution minimale à laquelle on s’attendait) et Lou Reed, sans oublier Mick Jones et Paul Simonon, célèbres ex-membres de The Clash, dont on ne fait curieusement pas mention dans le livret du cd.
Sans être génial ni renversant, Plastic Beach n’en est pas moins agréable tant il est frais et différent.
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