

Par Frédéric Mailloux.
J’appréhendais le mariage Boulay-Biolay: L’enfant terrible de la pop française qui dirige l’enfant chérie de l’interprétation made in Québec, mais tout de suite après l’écoute de la première pièce, (Fin octobre, début novembre, petit joyau de folk adulte contemporain) j’espérais que tout l’album soit du même moule.
Savant amalgame de reprises, plus ou moins obscures (Jolie Louise de Daniel Lanois, bien rendue, True Blue en duo avec Dolly Parton), et d’originales d’auteurs d’ici et de l’Hexagone, Les grands espaces donne à Isabelle Boulay la chance d’évoluer tout en retenue, sans tomber dans les excès caractéristiques aux chanteuses à voix et surtout, permet à Biolay d’enfin faire connaître aux Québécois son talent – immense – de réalisateur.
Quelques égarements en cour de route – Voulez-vous l’amour, qui valse entre variété et country, At Last qui conclut maladroitement l’album avec un son soul qui détonne- ne font pas tomber cet honnête effort du côté sombre de la musique pop. Du country-folk solide – on aime bien le duo avec Biolay sur Summer Wine – un peu propret pour les vrais amateurs du genre, mais pas trop champ gauche pour le public habituel de la chanteuse.
Ce concours n'existe pas ou est terminé.