8 juillet 2011 - 10:59 Entrevues Musique

Chaud et en feu

par Julie Rhéaume


Dance Laury Dance lancera l’album «Living for the Roll» le 12 juillet sur étiquette Abuzive Musik, quelques jours avant sa prestation au Festival d’été de Québec en première partie de Metallica. Showbizz.net a rencontré le bassiste de ce groupe qui a le vent dans les voiles, Sébastien «Harry» Deschênes.

Née en 2007, la formation est aussi composée d’Alexandre «Lap» Laperrière (batterie), Max Lemire (voix), Étienne «Blake» Villeneuve (guitare) et Patrick «Dagger» Cyr (guitare).

Dance Laury Dance a vécu une dernière année bien remplie. En juillet 2010, le groupe avait remporté le Prix Miroir de l’artiste d’ici au Festival d’été de Québec après y avoir donné un spectacle. Il a aussi vécu d’autres belles choses!

«La dernière année a vraiment explosé: avec la sortie de l’album, notre nouveau gérant qui nous a pris en charge (Karl-Emmanuel Picard), le nombre de contacts effectués… C’est à partir de la tournée canadienne qu’on a fait l’an passé que les choses ont vraiment déboulé: les festivals, les gros shows (…). C’est vraiment plaisant de voir enfin quelque chose, de voir que le travail acharné paie un peu», dit Harry en entrevue dans un bar du quartier St-Roch, à Québec.

Le 16 juillet 2011, on verra Dance Laury Dance sur les Plaines, en première partie du guitariste Joe Satriani et de Metallica.

Le groupe est-il nerveux à l’idée d’ouvrir pour la mythique formation américaine? «Pas encore! C’est comme trop gros pour focaliser sur ce genre d’événement! On est occupé depuis deux mois… C’est sûr que ça reste toujours (dans nos têtes). La majeure partie du stress va s’installer une fois sur place, la veille ou la journée même (…). Une fois qu’on verra la scène avec tous les gens en avant», répond Harry.

Pour le musicien, l’énergie est communicative. DLD compte donc donner le meilleur de lui-même pour brasser les milliers de spectateurs présents.

«Ce n’est pas pour rien que le Festival nous a donné ça. On a reçu le Prix Miroir l’an dernier. Ils savent comment nous sommes et ce que l’on va faire (..). C’est très flatteur de se faire (donner une telle chance par l’organisation). Metallica a eu un impact fou sur une génération. Il n’y a plus beaucoup de bands qui peuvent se permettre de dire qu’ils ont eu autant d’impact», explique le bassiste.

C’est le genre de groupe avec qui DLD n’aurait jamais pensé partager la scène, dit Harry. «Finalement, on va le faire cette année. Ce sera complètement hallucinant», ajoute-t-il.

South by Southwest

Au printemps dernier, DLD a participé au festival South by Southwest à Austin, au Texas. Le 18 juin, il a aussi joué aux FrancoFolies de Montréal en français, un concert inhabituel et une occasion unique pour ce groupe qui rocke dans la langue de Shakespeare.

Une importante délégation québécoise participait à l’événement texan. «On a fait plus de contacts (avec des gens de l’industrie musicale québécoise) en une semaine là-bas, qu’en trois ans ici», raconte le musicien.

DLD y a notamment tissé de précieux liens avec la firme qui allait devenir sa maison de disques et les responsables des Francos.

L’offre artistique est tellement grande à South by Southwest et les spectacles si nombreux, que la formation n’a malheureusement pas eu l’occasion de faire des contacts avec des intervenants des États-Unis et de l’Europe. Ce sera pour la prochaine fois!

Un premier album «officiel»

«Living for the Roll» se veut le premier album officiel de DLD. Le groupe compte toutefois déjà le disque «Out with Rockers» à son actif, une galette qu’il considère davantage comme une carte de visite.

«(Le premier), on l’avait fait rapidement, en une fin de semaine pratiquement, grâce à notre deuxième place au concours l’Omnium du rock il y a deux ans. Ça nous avait donné des heures de studio. On avait complété le plus de stock possible, mais ce n’était pas satisfaisant. On n’avait pas eu le temps de retravailler les chansons. On avait tout fait rapidement. Ce n’était pas à la hauteur de nos attentes pour un vrai premier CD», explique le bassiste.

«Living for the Roll» a été enregistré avec le réalisateur Stéphane Rancourt (Pascale Picard) et Olivier Marcil, le sonorisateur qui assiste DLD en spectacle. Le groupe a aussi reçu un coup de pouce pour les textes.

«Tout a été retravaillé professionnellement. C’est vraiment quelque chose», dit Harry.

Steve Hill collabore à «Burning Hot», le premier extrait de «Living for the Roll». Les membres de Dance Laury Dance et le guitariste se sont aussi rencontrés à South by Southwest.

Harry et Dagger voient aux riffs de la formation. Max s’occupe davantage des paroles des chansons.

Dans ses compositions, Dance Laury Dance parle souvent de fête, de rock and roll et de fesses! Certains vont percevoir un certain humour dans ces morceaux tandis que d’autres les prendront au premier degré. «Tu les prends comme tu le veux. Nous, on le fait comme ça, car on aime ça comme ça. Si tu n’es pas capable de rire de toi-même, tu n’iras pas loin. Tu vas te bloquer des portes. On pousse les choses au maximum, mais ce n’est pas si loin de la réalité. Il y a des soirées qui peuvent virer», commente Harry!

Du jazz, en passant par le hip-hop, l’électro, le métal, le folk, le punk et le rock, les membres de DLD ont des influences musicales variées. Le résultat se veut toutefois un rock de party qui n’est pas sans rappeler AC/DC ou Motörhead.

«C’est ça qu’on veut être. C’est de la musique qu’on écoutait lorsqu’on était jeune. On trouve que ça manque de in-your-face rock and roll (de nos jours)», dit Harry.

«To Be Drunk», une chanson punk acoustique, conclut l’album. Cette vieille composition détonne de l’ensemble. Le bassiste avoue que son groupe a hésité un moment avant de l’inclure sur «Living for the Roll». Cette pièce, qui reste très festive, obtient toujours du succès en spectacle. DLD a donc décidé de la mettre sur son nouvel opus.

Lancements, shows et projets

Le lancement officiel de «Living for the Roll» aura lieu à Québec le 11 juillet au Scanner. Les fans pourront alors écouter l’album. Les membres de groupe y feront un DJ set mais pas de prestation. Ils veulent laisser leurs admirateurs sur leur appétit en vue du spectacle des Plaines le 16!

Le 12 juillet, DLD lancera son album à Montréal à L’Escogriffe. Une courte prestation est au programme.

Plusieurs autres spectacles sont prévus à l’agenda de Dance Laury Dance. On verra notamment de nouveau ses membres dans la métropole, sur la scène du Petit Campus, le 2 septembre.

À l’automne, la formation souhaite faire une nouvelle tournée canadienne. En janvier 2012, Dance Laury Dance compte présenter une série de shows en Europe. La France, la Russie et l’Allemagne sont notamment dans la mire du groupe.

DLD aimerait parcourir les États-Unis. D’un point de vue administratif, il est toutefois plus compliqué d’entrer dans ce pays qu’en Europe pour y donner des concerts. Bénéficier d’un éventuel contrat de distribution d’albums chez l’Oncle Sam faciliterait toutefois les choses, explique Harry.

Le groupe a déjà des idées en tête en vue d’un prochain album. Si son agenda lui permet, DLD pourrait enregistrer cet opus au printemps 2012.

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