27 mai 2010 - 8:19 Entrevues Musique

Élage Diouf vous accueille dans son univers

par Showbizz.net


El Hadji (Élage) Fall Diouf lance un premier album solo intitulé «Aksil», une expression de bienvenue en wolof, sa langue d’origine. Rappelons qu’Élage et son frère Karim s’étaient fait connaître de plusieurs grâce à leur travail avec les Colocs. Showbizz.net s’est entretenu avec l’artiste.

En 1996, Élage Diouf quitte le Sénégal avec son frangin. Initié très jeune à la musique et aux percussions, l’auteur, compositeur, interprète et percussionniste participe dès son arrivée à de nombreux projets avec des musiciens du Québec, entre autres avec les Colocs et Ariane Moffatt.

En 2003, Karim et lui lancent l’album «Dund». Cet opus est récompensé du prix Étoiles Galaxie de Radio-Canada dans la catégorie Musique du monde et obtient trois nominations au Gala de l’ADISQ 2004, dans les catégories Album de l’année – musique du monde, Révélation de l’année et Groupe de l’année.

Les deux frères partiront ensuite en tournée avec le Cirque du Soleil. Ils oeuvreront comme musiciens au sein du spectacle «Delirium» de 2006 à 2008.

Même s’ils avaient tous deux travaillé de façon séparée, rappelle Élage en entrevue téléphonique, «Aksil» est le premier album solo de notre interlocuteur. Cette galette est disponible sur étiquette Tacca.

En wolof, «Aksil» est une expression employée pour souhaiter la bienvenue. «Quelqu’un cogne à ta porte, tu ouvres la porte et (tu lui souhaites la bienvenue chez vous)», dit Élage pour expliquer le titre de son disque. Grâce à cet effort, il nous fait pénétrer dans son univers musical.

La musique

Sa participation au spectacle «Delirium» a-t-elle eu un impact sur le matériel d’Élage «Sûrement, tout ce que je fais influence ma musique. Je suis curieux, aventureux. Je suis influençable au plan musical», dit-il.

Précisons toutefois que le musicien avait commencé à bosser sur ce qui deviendrait «Aksil» en 2005, avant sa collaboration avec le Cirque du Soleil.

Élage a composé la majeure partie des chansons de son album. Il a aussi vu à la réalisation et aux arrangements en compagnie d’Alain Bergé et Guy Kaye. «Je suis allé au bout de mes rêves», dit le musicien à propos de son rôle de réalisateur.

On retrouve deux reprises sur cette galette de 11 titres: «I Am a Man of Constant Sorrow» de John Hartford et «Madame X» de Francis Cabrel. L’artiste voulait rendre ce dernier morceau «plus joyeux», dit-il. «Dans ma vie, j’ai côtoyé beaucoup de gens qui avaient de la misère. C’est une pensée pour eux», ajoute-t-il. Rappelons que cette pièce du célèbre Français traite du sort d’une sans-abri.

Élage se dit ouvert à toutes sortes de musiques ainsi qu’aux métissages culturels et sonores. Sur «Aksil», on retrouve des chansons en wolof, en français et en anglais ainsi que des mots prononcés en d’autres langues comme l’espagnol.

Ce côté «multilingue» se veut en quelque sorte à l’image des amitiés du musicien, qui compte entre autres des potes chiliens, africains, européens et québécois. Il ne «veut pas se priver» et mélange allégrement les sons, les origines et les genres.

Jean Leloup, Mike Sawatski (Les Colocs), Jenny Salgado (Muzion), Anastasia Friedman et Alex McMahon font partie des artistes qui participent à «Aksil». «C’est « toute » du beau monde», lance-t-il en précisant que de réunir une telle brochette de collaborateurs n’était possible qu’à Montréal.

Élage Diouf sera en spectacle le 18 juin au Métropolis en première partie de Salif Keita (une «légende de la musique du monde», selon lui) dans le cadre des FrancoFolies de Montréal.

D’autres concerts devraient également être prochainement annoncés sur son site Internet. Il compte se produire à nouveau dans la métropole à l’automne.

Site Web de l’artiste: www.elagediouf.com



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