18 mai 2011 - 10:30 Entrevues Musique

Les deux pieds sur terre

par Julie Rhéaume


Le Pascale Picard Band lance son deuxième album intitulé «A Letter to No One». Depuis la sortie de son premier opus il y a quatre ans, la formation a connu le succès, mais aussi vécu plusieurs changements. Showbizz.net a rencontré Pascale Picard pour parler du nouveau disque, de la célébrité et des modifications vécues au sein du groupe.

L’album «me, myself and us», le premier opus lancé en 2007, a joui d’un beau succès au Canada et en Europe. Cet album a d’ailleurs valu deux Félix au Pascale Picard Band à l’ADISQ en 2009.

Le groupe de Québec a connu un succès foudroyant. Comment la chanteuse a-t-elle vécu le phénomène? «Ça s’est fait comme graduellement. Je n’ai pas eu de choc. De plus, le fait d’être toujours avec ma gang de gars… On a tous vécu ça ensemble (…). Ça me garde les deux pieds sur terre», raconte Pascale Picard en entrevue dans un café du quartier St-Jean-Baptiste, à Québec.

Si elle avait été une artiste solo, elle aurait eu plus de difficultés. Elle aurait eu davantage à se battre, croit-elle.

Lorsqu’elle revient sur certains moments marquants de sa carrière, comme la première partie de Paul McCartney, sur les Plaines, à Québec en 2008, elle se dit «Tabarouette! Moi, mon rêve, c’était de faire le (bar de la Grande-Allée) Dagobert»!

Lorsqu’on la dévisage dans un endroit public, elle se demande toujours pourquoi. Elle a donc un peu de la difficulté à composer avec cet aspect de la célébrité. Pascale précise toutefois que les gens sont d’une grande gentillesse lorsqu’ils l’abordent.

De nombreux changements

Le Pascale Picard Band a connu bien des changements depuis la sortie de «me, myself and us».

Pascale Picard est maintenant entourée de Marc Chartrain à la batterie et de Philippe Morissette à la basse, les membres officiels du groupe. Le trio est secondé par les guitaristes Louis Fernandez et André Papanicolaou.

«Il s’est passé beaucoup de choses depuis la sortie du premier disque il y a quatre ans. On est rendu à notre troisième drummer. On aura deux guitaristes lors de notre prochaine tournée. Universal France a acheté notre contrat. On est produit là-bas, en France. On est en licence au Canada avec Tandem. On a de nouveaux gérants aussi: Sandy (Boutin) et Mylène (Tapp), qui gèrent respectivement Karkwa et Damien Robitaille. C’est super le fun!», explique Pascale Picard, une petite bombe d’énergie verbomotrice.

Paul Dupont-Hébert de la firme Tandem.mu voyait anciennement à la carrière de la formation.

A Letter to No One

En plus de vivre plusieurs changements à l’interne, le groupe a aussi vu sa musique prendre un nouvel essor, selon Pascale.

«Oui, il y a un changement de style musical, mais c’est ce que l’on voulait. À la fin, on a fait la sélection des chansons pour se rendre compte que le deuxième album est un peu plus homogène que le premier (…). On reste quand même avec des affaires variées, je pense… On peut voir des influences de différentes musiques, mais ça reste quand même très homogène», dit-elle.

Les chansons se suivent mieux, croit-elle. Les goûts musicaux des membres du band ont aussi évolué, fait-elle remarquer.

Si «me, myself and us» devait voir le jour aujourd’hui, il serait sûrement différent de l’album paru il y a quatre ans, croit la musicienne.

Pour préparer «A Letter to No One», les membres du Pascale Picard Band se sont «enfermés dans un local de pratique pendant trois mois (…). On a appris à jouer ensemble», dit-elle.

Le groupe avait aussi passé trois ans en tournée. Il en résulte une meilleure cohésion musicale.

Les frères Grand avaient réalisé le premier effort du Pascale Picard Band. Le groupe les a retrouvés en studio pour son deuxième avant de changer d’idée.

Le PPB n’avait pas encore répété ses nouvelles compositions. Il s’est aperçu qu’il était peut-être allé un peu trop vite et qu’il n’était pas encore prêt pour le studio. Il a donc interrompu les séances d’enregistrement pour les reprendre plus tard avec un nouveau producteur après avoir pratiqué pendant ces trois mois.

Le réalisateur Jean-François Lemieux (Daniel Bélanger, Jorane, Jean Leloup, Kevin Parent) a finalement pris des les commandes du nouvel album.

«J-F Lemieux est un enfant prodige! Tout ce qu’il fait devient de l’or. Je suis vraiment contente. Il a fait les arrangements de cordes. C’est le Quatuor Orphée qui les a jouées, mais il a composé la musique pour lui», dit Pascale.

Les membres ont finalement enregistré leurs pistes en même temps. Ils ont joué les pièces live en studio. Les morceaux ont ensuite été peaufinés. Certaines voix ont été réenregistrées. Des choeurs ont aussi été ajoutés.

Tout le monde était prêt. Le travail s’est bien déroulé. Les parties n’avaient qu’un seul but commun: faire le meilleur album qui soit. «On a tous de grosses personnalités, mais pas d’ego. Jeff n’était pas rentré là en disant Je suis le réalisateur. Je connais tout. Nous, on n’est pas arrivé en disant Fuck le réalisateur!», raconte Pascale.

Jean-François Lemieux et le groupe étaient généralement d’accord sur les chansons, les points à garder ou à changer.

Damien Robitaille prête sa voix à «Nobody’s Here to Break Your Heart». La voix de Pascale était déjà enregistrée, mais la chanteuse et ses acolytes avaient le goût d’y ajouter un petit quelque chose. Ils ont donc songé au franco-ontarien, «un grand chanteur» qui est «rafraîchissant» et qui «dégage une émotion», selon la musicienne.

Cette chanson est inspirée par divers événements. «C’est une photo d’un moment», dit Pascale. L’idée lui est venue un peu après le séisme survenu en Haïti et à un moment où l’un de ses amis venait de perdre son père. «Je regardais ça et je me disais, c’est chien la vie! C’est injuste! Que peut-on faire? Rien», explique-t-elle.

«A Letter to No One» débute par «Our Christmas Song», qui n’est pas une chanson des Fêtes, mais une pièce qui traite de rupture. «(C’est comme se dire) la période de Noël, ça va tough (…) Il y a des moments comme ça, comme la St-Valentin, qui sont plus durs. Noël, c’est une fête pour se rassembler en famille. Les gens te demandent où est ton chum ou ta blonde», commente Pascale.

Sur «Raw», la chanteuse exploite sa voix de manière surprenante. «J’aime vraiment faire des back vocals. Là, il y en a comme trois ou quatre couches (…) Je me trouve un peu comme les Triplettes de Belleville, avec des bouts de jazz», dit-elle. Elle a d’ailleurs eu beaucoup de plaisir à faire ce morceau.

Damien Robitaille joue aussi du piano sur «If I Miss My Shot», la dernière pièce de l’album.

Pascale Picard s’inspire de ce qui l’entoure, de faits vécus ou d’événements qui sont arrivés à des amis et des proches. «Je ne serais pas capable d’écrire sur ce que je ne connais pas», précise-t-elle. Elle avoue toutefois que son premier disque était plus autobiographique que le deuxième.

Spectacles et projets

Cet été, le Pascale Picard Band participera à la tournée du ROSEQ, dans l’est du Québec. Une tournée de la province suivra ensuite à l’automne.

On verra notamment le groupe au Grand Théâtre de Québec le 19 novembre. Le 24 novembre, il brûlera les planches du Club Soda, à Montréal.

Le Pascale Picard Band ne devrait pas donner de spectacles dans les festivals à l’été 2011. Il devrait plutôt jouer lors de ce genre d’événements en 2012.

«A Letter to No One» pourrait être lancé en Europe en octobre sauf que cette information reste à confirmer. Des spectacles suivraient ensuite sur le Vieux-Continent.

Site Web



Authentifiez-vous pour commenter :



Cliquez ici pour vous enregistrer.



Suivez SHOWBIZZ





Concours

    Désolé

    Ce concours n'existe pas ou est terminé.


tous les concours


aussi dans notre famille