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Le groupe québécois The Spleen se fait de plus en plus remarquer depuis la sortie de son premier album intitulé «No More» il y a presque un an. Le 1er mai, au lendemain de notre rencontre, il s'apprêtait à faire la première partie de Marie-Mai au Centre Bell. Showbizz.net s'est entretenu avec le chanteur Francis et le guitariste Julien de The Spleen.
The Spleen est composé de Francis Frenette à la voix et à la guitare; Julien Martel à la guitare; Steeve Marchand à la basse; Viviane Lavoie aux claviers et de Pierre-Luc Marchand à la batterie.
Francis et Steeve ont décidé de former un groupe en 2005. Pierre-Luc s'est ensuite joint à eux. Il sera suivi plus tard par Julien et Viviane. La formation porte tout d'abord le nom de Pilot Project. Elle deviendra ensuite The Spleen. Son premier album verra le jour en mai 2008.
Chaque membre de The Spleen a ses propres influences. Viviane est la seule à posséder une formation classique. Francis, Pierre-Luc et Steeve sont influencés par la musique britannique. Pour le chanteur, ce fut d'abord les Beatles suivi de groupes comme Radiohead ou Oasis. Julien possède de son côté un bagage plus rock. Weezer et les Pixies comptent parmi ses sources d'inspiration.
Le son du groupe est riche, ambiant et texturé. Francis le compare d'ailleurs à une «musique de film».
La voix du chanteur est aussi très versatile, passant de l'aigu à un son plus grave. Par moment, elle peut évoquer celle du leader de Keane Tom Chaplin.
«J'ai pris des cours pendant peut-être un mois pour avoir des bases. Ensuite, je dirais que c'est en jouant dans des groupes de reprises et en écoutant beaucoup de musique avec des chanteurs qui exploitent leurs voix de cette façon-là que j'en suis venu à développer la mienne», raconte Francis, qui dit avoir beaucoup travaillé de manière autodidacte pour peaufiner sa technique vocale.
Le Centre Bell
Le 1er mai, The Spleen fera la première partie de Marie-Mai au Centre Bell, à Montréal.
L’artiste et le groupe ont la même éditrice musicale: Diane Pinet. «Je savais qu'elle avait Marie-Mai dans ses artistes mais je ne pensais pas que (la chanteuse) nous connaissait. On a sorti un album en mai dernier. Ça va très bien. À MusiquePlus, on s'est retrouvé numéro 1 avec nos deux clips (« Get Over You » et « All Is Done »). Ça, c'est le fun. On se promène un peu partout en région. Je ne savais pas qu'elle nous connaissait. C'était comme entre les branches, cette idée que l'on fasse la première partie de Marie-Mai. Finalement, elle a accepté. Dans le fond, c'est comme si c'était elle qui nous voulait», raconte Francis.
Ce dernier est-il nerveux à l'idée de se produire dans cet amphithéâtre «Je ne sais pas vraiment comment on se sent! Je ne veux pas commencer à visualiser et à être trop stressé par l'ampleur de la salle. Que je joue devant 100 ou 500 personnes ou 1000… C'est certain que dans les festivals, il y a beaucoup de monde… Mais là , au Centre Bell, c'est encore pire car ils sont comme tous là en même temps dans la même place! Comment on se prépare Je ne sais pas. Je pense que tu donnes le meilleur show possible. Tu mets tes tripes sur la scène», poursuit le chanteur.
Lors de ce spectacle, The Spleen compte en profiter pour se faire connaître. Il jouera évidemment ses deux simples qui ont tourné à la radio.
Il compte aussi interpréter certaines de ses chansons qui pourraient davantage plaire au public de Marie-Mai.
Francis reconnaît que la fonction de The Spleen sera de «réchauffer la salle. Oui, on veut se faire connaître mais on veut aussi que les gens apprécient le show et que ça réchauffe bien pour l’artiste après.»
Moments marquants
Dans sa jeune carrière, The Spleen a tourné deux clips. Il s'est également produit à guichets fermés à plusieurs reprises. Quelle est l'expérience la plus marquante qu'il ait connue
«Je pense qu'on va la vivre demain (le 1er mai) au Centre Bell!», répond Julien.
Le guitariste se rappelle aussi du premier spectacle complet de The Spleen au Petit-Champlain, à Québec. «L'ambiance était tellement forte! C'était plus que des applaudissements. C'était une vibration que je sentais tellement que c'était puissant. Je pense que c'est ça qui m'a le plus marqué: à tel point les gens nous aiment.»
Le groupe a aussi signé avec l'agence SLFeldman (Avril Lavigne, Simple Plan, Nelly Furtado) pour le booking de ses spectacles.
En mars dernier, il s'est également produit à Toronto lors de la Canadian Music Week. C'était la deuxième visite de la formation dans la Ville-Reine. La première fois, il s'était produit avec Crash Parallel. Ce printemps, il a participé à la vitrine présentée par SLFeldman.
«On a eu la chance de se faire voir par plein de gens de l'industrie. On reste en contact. On est supposé revenir à Toronto pour des gens qui veulent nous revoir. C'est sûr que, pour l'instant, ce sont des trucs qui restent en suspens. Par contre, pour une première fois, c'était vraiment positif. On a fait jaser de nous un peu partout et on a fait des contacts», dit Francis.
«On a découvert d'autres talents. C'est comme si on pouvait savoir un peu ce qui s'en vient dans le monde de la musique», ajoute Julien au sujet de cet évènement.
Des Japonais, qui assistaient à la Canadian Music Week, auraient démontré de l'intérêt pour The Spleen. Le groupe aimerait non seulement se faire connaître dans leur pays mais aussi se faire découvrir par le plus de gens possible sur la planète.
Shows et projets
Pour l'instant, The Spleen se promène toujours sur la vague de son premier album. Il espère toutefois en lancer un second d'ici un an.
Le 30 avril, la formation sera au Téléphone rouge de Sherbrooke. Le 1er mai, on la verra bien sûr au Centre Bell. Le 8 mai, elle se produira à la Polyvalente de l'Ancienne-Lorette, à Québec. Le 15 mai, ce sera au tour du Bunker de Chicoutimi de recevoir The Spleen.
Pour l'été, des dates de spectacles dans les festivals restent à confirmer.
Le 19 septembre, on verra The Spleen à nouveau à Montréal, au Club Soda, à titre de tête d'affiche. Kamakazi fera la première partie. Les billets sont en vente au coût de 15$ à l’avance et de 18$ à la porte (plus frais).
Olivier Dufour, qui a conçu l'événement «Le chemin qui marche» lors du 400e anniversaire de Québec, devrait tourner le nouveau clip du groupe. Francis et Julien ne veulent toutefois pas dire qu'elle sera la chanson mise en images!


Showbizz.net