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Par Michel Dolbec.
Le grand jour est arrivé: Céline Dion reçoit enfin des mains de Nicolas Sarkozy jeudi la Légion d’honneur qui lui a été décernée en 2005. Cette récompense suscite quelques ricanements, entre autres parce qu’elle vient rappeler le penchant prononcé du président « bling bling » pour les vedettes et les paillettes.
La plupart des médias français, à peu près tous les magazines « people », sans parler des dizaines de sites Internet consacrés à l’actualité des stars, ont annoncé la cérémonie, qui devrait avoir un large écho jusque dans les grands journaux télévisés.
Un seul journal a tenté d’en faire une sorte d’affaire d’Etat: le quotidien populaire France Soir qui a consacré sa « une » à l’événement cette semaine en se demandant si la Légion d’honneur n’était pas en train de se transformer « en médaille en chocolat ». France Soir était autrefois le premier titre de la presse française, mais aujourd’hui, son tirage atteint difficilement les quelques dizaines de milliers d’exemplaires.
Il en va autrement du magazine culturel de référence Télérama, qui a égratigné la Québécoise en moquant « la remise de la Légion d’honneur (si si) à l’accablante Céline Dion par Nicolas Sarkozy en personne ».
Céline Dion a connu un retour triomphal lundi soir au Palais omnisports de Paris-Bercy, où elle donnera en tout six concerts. Ce retour, après neuf ans d’absence à Paris, apparaît comme un événement majeur. La preuve: même le sérieux journal Le Monde a parlé du spectacle, bien que Céline Dion ne soit pas sa « tasse de thé », comme disent désormais les Français.
La critique du Monde a beau être négative, elle montre que la star québécoise demeure un sujet incontournable, même si elle donne l’impression, avec ses « démonstrations vocales », de « chanter comme on le faisait `au siècle dernier’ ».
« En courte robe fuchsia, la chanteuse mime une énergie toc. L’évident plaisir de bien faire son métier ne suffit pas à donner vie à un concert engoncé dans sa précision `à l’américaine’ », a écrit Le Monde, en se demandant si Las Vegas n’a pas « fossilisé un peu plus ce professionnalisme inhibiteur d’émotion ».
Céline Dion recevra ses insignes de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur à 18h00 jeudi (12h00 au Québec) au Palais de l’Elysée. Deux heures plus tard, René Angelil assistera, avec son épouse et leur ami Michel Drucker, au dévoilement de sa statue de cire au célèbre Musée Grévin.
Le dernier concert parisien de Céline Dion a lieu mardi. Le Monde signalait cette semaine que la Québécoise, neuf ans après le Stade de France, a « un peu plus de mal à remplir » le Palais omnisports de Paris-Bercy.
« Pourtant, s’il reste pour chaque soirée quelques places disponibles (de 78 à 205 euros le billet – de 120 à 320 $), ce sont tout de même pas loin de 15 000 personnes qui viendront applaudir chaque jour la star québécoise », a nuancé le quotidien.
Après Paris, Céline Dion reprend sa route à travers l’Europe. Prochaine étape de sa tournée: Dublin, puis Amsterdam, Copenhague, Stockholm, Helsinki, Berlin.


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