21 octobre 2008 - 11:35 Nouvelles Musique

Critiques musicales: AC/DC, Marie-Chantal Toupin et Santogold

par agencenews


Showbizz.net reprend ses critiques musicales. D'ici les prochaines semaines, nos collaborateurs Richard Legault et Pierre-Mathieu Tremblay critiqueront la production musicale d'ici et d'ailleurs pour nos lecteurs. Voici donc notre première cuvée.

AC/DC – Black Ice 1/2

Huit longues années après Stiff Upper Lip, l'increvable groupe hard rock australien est de retour avec Black Ice, un disque qui, disons-le d'emblée, satisfera amplement les vieux fans. Bien sûr, on pourrait rouspéter sur le fait que AC/DC ne montre aucun signe d'originalité ou ne laisse entrevoir aucune trace d'évolution sur Black Ice, mais en vérité, c'est tant mieux comme cela. Car, à l'instar de formations comme Motörhead ou Ramones à l'époque, AC/DC n'a qu'un seul motif en tête et c'est de faire plaisir à ses adorateurs, d'où la même recette (simple mais fort efficace, il faut bien l'avouer) remâchée depuis le milieu des années 70. Rien de bien compliqué, donc, sur cet opus réalisé par le célèbre producteur Brendan O'Brien, ni dans les riffs ni dans les titres (Rock N Roll Train, She Likes Rock N Roll, Rock N Roll Dream, Rocking All The Way), mais on a droit à quinze chansons qui frappent dans le mille et qui nous font immédiatement taper du pied ou hocher de la tête – ou les deux en même temps. On ne peut affirmer que AC/DC est plus en forme que jamais mais on peut certes affirmer que le quintette est loin d'être confiné au fauteuil roulant. Richard Legault

MARIE-CHANTAL TOUPIN – À distance

Qu'on l'aime ou non, il n'en demeure pas moins que Marie-Chantal Toupin a réussi tout un exploit au fil des ans (sa carrière en compte déjà dix), soit celui de se faire respecter par le public québécois et les gens de l'industrie malgré un physique de Barbie et une campagne promotionnelle désastreuse en début de parcours – qui ne se souvient pas de la «controverse» Regarde-moi droit dans les yeux en 1998 Alors que d'autres chanteuses issues de la même époque sont aujourd'hui portées disparues (on pense encore à toi, Gabrielle Destroismaisons), Marie-Chantal vient de lancer son cinquième album, un produit un peu plus «adulte» que ses prédécesseurs qui renferme les «rockeurs» de circonstance – Si je pouvais, Marchons seul – et les ballades, telles Nous deux et La guerre est finie. Même si elle possède encore cette fâcheuse et irritante tendance à passer sans crier gare du joual au «bien perlé» français (comme sur la pièce Une fois pour toutes, par exemple), Miss Toupin est assurée de ne perdre aucun fan avec ce disque qui comporte des collaborations de ses deux mères spirituelles, soit Marjo et Nanette. Richard Legault

SANTOGOLD – Santogold 1/2

Ex-recruteuse de talent pour Epic Records, Santi White alias Santogold a décidé de se lancer elle-même dans la fosse aux lions en enregistrant un premier album solo au titre éponyme qui plaque côte-à-côte l'indie rock des Yeah Yeah Yeahs et l'électro-rap de M.I.A. Disponible en importation depuis le printemps dernier, ce disque est enfin distribué au Canada depuis peu, et ce, malgré le fait que Santogold soit une artiste établie à Brooklyn – la porte d'à côté, quoi. Les amateurs de musique trendy adoreront cette galette de onze morceaux (un excellent remix de la chanson You'll Find A Way a été ajouté à la fin du cd) sur laquelle apparaissent des collaborateurs prisés du milieu électro-rap américain, tels Switch, Diplo et Spankrock. Franchement, il n'y a que du bon et du encore meilleur sur Santogold, du premier extrait, L.E.S. Artistes, jusqu'à l'envoûtante Anne, en passant par Creator, probablement le plus efficace des hits de club underground de 2008. Bref, voilà un album à inclure au Top 10 de fin d'année. Richard Legault



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