2 décembre 2007 - 3:59 Nouvelles Québec

Charlebois a terminé en beauté sa tournée française à Paris

par Showbizz.net


Par Michel Dolbec.

Robert Charlebois a terminé en beauté samedi soir à Paris une tournée d’une vingtaine de spectacles à travers la France.

Le chanteur québécois, qui demeure ici un véritable monument, se produisait au Bataclan, entre les places de la Bastille et de la République, une sorte d’équivalent du défunt Spectrum de Montréal. La salle de 1000 places était pleine ou presque. Parmi les spectateurs, il y avait notamment l’humoriste et acteur Guy Bedos, un « ami de 30 ans », et l’écrivain David McNeil, qui a fait de Charlebois le personnage central d’un des ses romans, « Tangage et roulis ».

Entouré de quatre musiciens formidables (deux guitaristes, un bassiste et un batteur acadienà), le Québécois, plus chevelu que son public, a montré que le temps n’avait aucune emprise sur lui, même si l’ensemble de son répertoire remonte « au siècle dernier », comme il l’a dit lui-même. Dans la salle, le public, même s’il y avait des jeunes, était surtout composé de quadra, voire de quinquagénaires. Pendant près de deux heures, Charlebois leur en a mis plein les oreilles, avec un bon gros rock binaire, puissant, précis et énergique.

Il faut reconnaître que Robert Charlebois, qui a présenté « Tout écartillé » plus de 220 fois au Québec, se donne à fond. Vêtu d’un jean et d’un gilet à rayures rapidement trempé de sueur, il ouvre la soirée avec « Jacques Cartier », puis enchaîne ses tubes: « Les Ailes d’un ange », « Dolorès », « Lindbergh », « Entre deux joints », « Fu Man Chu  » ou « Je t’aime comme un fou », chanson aérobique qu’il interprète comme d’habitude en courant et en sautant, serviette au cou, sans perdre son souffle.

Puis il fait des blagues, rend un hommage complice à Luc Plamondon, qui « vit dans un coffre-fort en Suisse », il joue de l’harmonica, de la guitare (une grosse guitare à la Billy Halley) et se révèle toujours aussi irrésistible lorsqu’il se met au piano pour chanter un « Gars ben ordinaire » ou « Je reviendrai à Montréal ».

Ce qui frappe aussi, c’est sa voix, plus puissante et plus ronde que jamais. Robert Charlebois continue de cueillir les fruits des cours de chant qu’il avait suivis avec la fameuse Mme Charlot, sur les conseils de Julien Clerc.

« Ecrire des chansons a longtemps été mon moteur. Maintenant, je prends plus de plaisir à chanter », a-t-il dit quelques minutes après le spectacle.

La soirée s’est terminée sur une longue ovation et quatre rappels, dont « Le Piano noir », que Barbara, disparue il y a 10 ans, avait reprise sur son dernier disque. « Quand je serai morte, enterrez-moi dans un piano noir comme un corbeau »: après l’avoir entendue, elle avait jugé – non sans raison – que c’était une chanson pour elle.



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